Ushuaïa Nature et Thalassa : la plongée à l’honneur à la télé

Photo-Laurent-Ballesta.JPGA vos magnétoscopes ! Les 2 prochaines émissions grand public de la télévision hertzienne consacrées à la nature vont, sans aucun doute, rassembler la communauté des plongeurs sous-marins : Ushuaïa Nature (sur TF1 – photo ci-jointe Laurent Ballesta) demain soir à 20h45 tout d’abord, puis Thalassa (sur France 3) le vendredi 14 janvier à 20h35.

 

Ushuaïa Nature : Aventures sur le canal du Mozambique

L’émission promet comme d’habitude de splendides images, et vont personnellement me rappeler certaines de mes plongées en Afrique du Sud, notamment les plongées à Sodwana Bay et à Protea Banks à la rencontre des requins taureaux. Comme d’habitude également, Nicolas Hulot est accompagné par le biologiste marin Laurent Ballesta, et pour la première fois depuis la publication des premières photos dans Paris Match cet été, nous allons découvrir le fameux cœlacanthe, un poisson préhistorique vieux de 60 millions d’années qui évolue à plus de 100 mètres de profondeur.

 

Voici la bande-annonce de Ushuaïa Nature diffusé le 29 décembre 2010 :

 

Et des images de descente dans le bleu (ou plutôt le noir) à la recherche du cœlacanthe :

 

Et une petite dernière pour faire monter l’adrénaline 😉

 

 

Thalassa : diffusion du film sur l’expédition « Deepsea – Under the Pole »

J’ai pu assister à la projection du film à l’occasion du Festival mondial de l’image sous-marine à Marseille (fin octobre), et je ne peux que vous recommander de regarder les extraordinaires images que l’équipe de jeunes plongeurs français (dont Alban Michon, avec qui j’ai fait mon baptême de plongée sous glace à Tignes en janvier dernier) ont rapporté de leur expédition au pôle Nord. Ils s’étaient fixé un but : rejoindre les côtes du Canada à pied (avec un traîneau de 120 kg chacun), soit 800 kilomètres à parcourir en plongeant quasiment tous les jours sous la banquise. A l’arrivée… je n’en dirai pas plus, mais on vibre avec eux tout au long de ce documentaire.

 

Voici la bande-annonce du film de l’expédition Deepsea Under The Pole, du pôle Nord au Canada (15 mars – 15 mai 2010) :

 

Et voici le récit des premières plongées sous la banquise :

Costa Rica : après la plongée… les volcans !

Ca aurait vraiment été trop dommage de partir au Costa Rica sans lever un peu la tête et admirer certains volcans parmi les plus connus au monde. Le pays compte en effet quelques 116 volcans répartis sur 3 cordillères, dont 5 actifs : l’Arenal, l’Irazu, le Poas, le Rincon de la Vieja et le Turrialba.

 

L’Arenal (1643 mètres)

Esthétiquement, l’un des plus beaux. Sa dernière grande éruption date du 29 juillet 1968. Depuis, il émet régulièrement des projections de lave et de cendres. Quand nous y sommes allés, il était anormalement calme depuis plusieurs semaines…

 

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Le Poas (2700 mètres)

Ce très beau volcan s’est réveillé pour la dernière fois en 1989, provoquant un geyser de cendre et de lave de 1500 mètres de haut. Ce qui était somme toute assez « faible » lorsqu’on compare avec la plus grande éruption connue datant de 1910 : le geyser était alors monté à 8000 mètres d’altitude !!! Le Poas compte 3 cratères, mais 2 seulement sont facilement accessibles, dont le plus impressionnant : nous y avons assisté à une petite éruption projetant du gaz sulfureux (il paraît que c’est assez rare, selon le guide qui nous accompagnait).

 

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Le cratère principal du volcan Poas avec une éruption

 

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Le deuxième cratère du volcan Poas (éteint), appelé Lago de Boto

 

L’Irazu (3432 mètres)

Le volcan le plus proche de la capitale San José est facilement accessible en voiture, encore faut-il bien calculer son timing car les nuages prennent souvent possession du sommet, rendant toute visite inutile (c’est du vécu…). Par contre, avec un peu de ténacité, il révèle une beauté sauvage qui vaut la seconde ascension :

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Après des années de sommeil, l’Irazu a de nouveau fait parler de lui à partir du 13 mars 1963, le jour de la visite du président John F. Kennedy à San José. Il crache pendant 2 ans des pluies de cendres dans toute la vallée centrale, obligeant les habitants à sortir avec un parapluie…

Plongées à Cocos, l’île au trésor du Costa Rica

Ca y est, j’ai réalisé mon rêve d’aller plonger à Cocos, cette île perdu dans l’océan Pacique à 36 heures de bateau de Puntarenas, sur la côte ouest du Costa Rica. Il y a tellement de choses à dire…


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Plutôt étrange avec ses grosses lèvres rouges, le poisson chauve-souris (ogcocephalus darwinii)
se rencontre également aux Galapagos (photo SLS).

 

 

La principale, c’est que je n’ai jamais vu des fonds aussi poissonneux que ceux de Cocos : à chaque plongée, vous évoluez parmi des bancs de milliers de poissons (carangues, lutjans, vivaneaux…), de grandes raies marbrées, des dizaines de requins corail (triaenodon obesus, à ne pas confondre avec les requins pointes blanches de récif) et, bien entendu, le fameux requin-marteau halicorne, que l’on est censé croiser en grands bancs, mais autant vous le dire toute de suite, cela n’a pas été le cas en ce mois de novembre pluvieux : certes, nous en avons rencontrés à quasiment chaque plongée, mais le plus grand groupe comportait une dizaine de membres. Pour les amateurs, sachez que la meilleure période pour observer les grands bancs de requins-marteaux à Cocos se situe de juin à août.

Bon, en attendant de vous en dire plus sur les rencontres insolites et scènes inédites observées à Cocos, le mieux c’est de vous mettre dans l’ambiance en images (sur ces images d’ailleurs, une scène que je n’avais jamais observée auparavant, l’accouplement de raies-aigle – aetobatus narinari) :

 

 

Les défenseurs inattendus des requins

deadshark.jpgEn écoutant la radio hier, je suis tombée sur une info incroyable, mais vraie : neuf rescapés de blessures provoquées par une « rencontre » avec un requin (dont un Français qui faisait de la planche au Venezuela et qui a perdu l’un de ses pieds) se sont réunis la semaine dernière – à l’initiative du Pew Environment Group – au siège des Nations unies à New York et ont appelé à protéger les requins menacés d’extinction. Ces survivants estiment notamment que la crainte qu’inspirent les requins est disproportionnée : chaque année dans le monde, moins de 70 personnes sont blessées par un requin, et seules quelques-unes d’entre elles décèdent, si bien qu’il est plus probable de mourir frappé par la foudre.
« On est en train de décimer la population de requins juste pour un bol de soupe », estime Paul de Gelder, un plongeur de la marine australienne qui a perdu sa main droite et son mollet droit l’an dernier dans le port de Sydney.
Chaque année, 73 millions de requins sont tués pour leurs ailerons, cuisinés en soupes très demandées sur le marché asiatique, une surpêche conduisant certaines espèces, comme le grand requin blanc, au bord de l’extinction.

Mettre un terme à la pratique du « finning »

D’après les scientifiques, la disparition des requins, qui figurent au sommet de la chaîne alimentaire, déstabilise l’ensemble de l’écosystème marin : quand le prédateur disparaît, les oiseaux marins se développent, et se disputent la nourriture avec les thons, une autre espèce en voie de disparition. Lorsque le requin s’éclipse du subtil équilibre océanique, c’est aussi la vie sur les barrières de corail qui s’effondre.
« Les ramifications sont vastes sur l’écosystème de l’océan », souligne Matt Rand, chargé de la protection des requins pour Pew. Et pourtant, « dans l’océan, il n’y a aucune limite au nombre de requins pouvant être capturés », commente-t-il. Pew milite pour imposer de stricts quotas de pêche au niveau international et mettre un terme à la pratique du « finning », qui consiste à trancher les nageoires des requins et à rejeter en mer les corps mortellement blessés.

(avec AFP)

Croisière nord : l’été, la bonne saison pour Ras Mohammed

Poissons papillon jaunes masqués Carless ReefDécidément, je ne me lasse pas de cette croisière en mer Rouge : l’Egypte restera toujours l’Egypte, difficile de trouver plus dépaysant et moins cher à 4h30 seulement de Paris. Après avoir fait cette croisière une première fois en mai, puis en novembre, cette année c’est en plein été, fin juillet, que nous sommes partis en embarquant sur l’un des bateaux de la flotte Seafari, le Sea Sound.

La principale différence entre cette croisière et la précédente (lire le compte-rendu des plongées de novembre 2008 ici), c’est que nous nous sommes concentrés sur les épaves avec une journée sur Ras Mohammed, et que nous n’avons pas plongé sur les sites de Safaga (ce qui nous a évité de perdre du temps de navigation pour descendre sur ses sites, plus au sud). 

Ah, oui, l’autre différence – également appréciable – c’est que nous avons pu voyager sur la compagnie aérienne Air Austral, avec un timing, un confort à bord et un nombre de kilos de bagages en soute que je n’avais jamais vu jusque-là (35 kilos, qui dit mieux ?).

 

Le bateau et l’organisation des plongées

L’organisation de Seafari est bien rodée, et tout s’est déroulé parfaitement durant toute la croisière. Le Sea Sound est un bateau refait à neuf de 12 cabines (4 sur le pont supérieur, 8 sur le pont inférieur), et l’équipage nous a particulièrement dorlotés, avec notamment une aide précieuse lors des mises à l’eau et des retours sur le bateau, et une nourriture à la fois variée et goûteuse, que tous les plongeurs à bord ont appréciée. Le bonus ? Depuis peu, le nitrox est offert pour les plongeurs certifiés et qui souhaitent utiliser cet air enrichi en oxygène, et nous en avons bien profité (moins de fatigue, meilleure récupération…). 

J’ai gardé le meilleur pour la fin : Nil, l’instructeur présent à bord, a fait preuve d’un professionnalisme, d’une gentillesse et d’un sens de l’organisation à toute épreuve. Dès l’analyse de la météo pour la semaine, il a modifié l’ordre des plongées pour que nous soyons certains de ne pas manquer l’épave du Rosalie Möller (difficile pour un bateau d’y stationner en cas de vent fort). Je ne parle pas de ses briefings, toujours très clairs.

 

Best of des sites de plongées de la croisière nord

Je ne vais pas refaire une liste des sites de plongée, mais plutôt vous faire une sorte de best of, soit les 3 sites que j’ai préférés à l’occasion de cette croisière. Je vous parlerai juste d’un moment fabuleux vécu lors de la plongée de réadaptation, sur Carless Reef, où nous avons croisé 3 énormes murènes en pleine eau, dont une particulièrement curieuse et qui est venue vers nous (peut-être cherchait-elle des caresses, j’avoue que je n’ai pas osé vérifier…).

1 – Ras Mohammed : l’été est la saison idéale pour plonger dans cette réserve naturelle à la pointe du Sinaï. C’est la période de reproduction de nombreuses espèces de poissons, et nous y avons d’ailleurs croisé des grands bancs de vivaneaux, carangues, poissons-chirurgiens et platax. Le tombant est toujours autant fabuleux, habillé de gorgones et autres alcyonnaires multicolores. On peut également y croiser des requins, mais hélas cela n’a pas été le cas cette semaine. Le site se décompose en 3 parties : anémone city (ou clown city), puis le tombant de Shark Reef, et enfin celui de Yolanda Reef (avec les restes de la cargaison d’un navire marchand qui transportait… des bidets, baignoires et WC !) :

Briefing-plongee-sur-la-reserve-de-Ras-Mohammed.jpg

 

2- L’épave du Rosalie Möller : j’avoue que je la préfère à celle du Thistlegorm. On y croise de nombreuses rascasses volantes, et des milliers de glassfish habillent littéralement le seul mât qui reste (un bateau n’a rien trouvé de mieux, cet hiver, que de vouloir s’amarrer sur le mât principal, qui s’est cassé en deux…). Cette épave est plus rarement plongée, car plus profonde (le pont est à 30 mètres et l’hélice à 50). Mais l’atmosphère est envoûtante, et il ne faut pas oublier de surveiller son ordi…

 

3- L’épave du Giannis D : ce cargo grec long de 100 mètres réserve de belles surprises, dont la salle des machines impressionnante (il est impératif d’y pénétrer avec une lampe), et habitée par de nombreuses petites crevettes ainsi que par des glassfish et des poissons-hachette. En avançant vers la proue, on peut dénicher dans une anémone de minuscules crevettes thor, puis, un peu plus loin, quelques platax qui vadrouillent. Le mât est superbement concrétionné, c’est un régal pour les photographes.

 

A propos, si vous voulez voir toutes les photos de cette croisière nord, c’est ici !

Plongées pleines de charme et loin de la foule à Saba

L’île de Saba, qui fait partie des Antilles néerlandaises, ne fait pas partie des destinations les plus touristiques des Caraïbes, et pour cause : aucune plage de sable blanc avec cocotiers à l’horizon, juste une île volcanique sauvage avec 1500 habitants, 4 villages et une seule route qui relie le plus petit aéroport du monde (l’atterrissage – et surtout le décollage – valent le détour) à l’unique port de l’île, Fort Bay harbor.

Pour terminer de planter le décor, les habitants sont vraiment très accueillants, et la saison (mai) idéale pour plonger (eau à 29°C) et les conditions de plongée parfaites : petits bateaux, et peu de monde à bord.

 

Les hôtels : El Momo et Queen’s Gardens Resort

Aucun hôtel gigantesque sur Saba, uniquement des petites structures pleines de charme et bien intégrées dans la nature environnante. Nous avons testé deux hébergements sur 10 nuits, soit 5 nuits chez El Momo (7 cottages en bois adorables à Winwarside) et, dans un tout autre style, 5 nuits au Queen’s Gardens Resort (12 suites sur la commune de The Bottom). Finalement, je conseillerais fortement de privilégier El Momo : beaucoup plus de charme, de l’indépendance si on le souhaite (il y a une petite kitchenette très bien équipée pour faire ses repas face à la mer – photo ci-dessous), proche du bourg le plus vivant de l’île (5 min à pied de Winwarside, où l’on trouve les restaurants les plus sympas et les commerces) et avec un meilleur rapport qualité/prix.

Sinon, concernant les transferts hôtels-bateau, les clubs de plongée de l’île mettent en place des packages avec taxi inclu (impossible d’aller de votre hôtel – sur les hauteurs, vu qu’il n’y a pas de plages sur l’île – au bateau à pied).

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Vue depuis le « cottage in the sky » de l’hôtel El Momo.

 

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Vue de Winwarside

 

Le club de plongée : Saba Deep Scuba Diving Center

Nous avons choisi le club Saba Deep, qui nous avait été conseillé par un couple de Français résidant sur l’île depuis plusieurs années. Et nous n’avons pas été déçus ! Chery et Tony se mettent en quatre pour que les plongeurs soient dans les meilleures conditions possibles, ils adaptent les sites de plongée selon les conditions climatiques, selon les niveaux des plongeurs et selon la demande, allant jusqu’à personnaliser les services : vous pouvez choisir de faire jusqu’à 3 plongées par jour, ou alors ne faire que les 2 premières, ou alors les 2 dernières, ou la première et la troisième… Quand on arrive le matin, nos blocs sont équipés, et on n’a aucune manutention à faire de tout le séjour ! Nous avons plongé toute la semaine avec Bob, un vrai passionné et qui connaît les sites comme sa poche.

 

Les plongées à Saba

De belles plongées Caraïbes : tel pourrait être le résumé de ce séjour. Quasiment toutes les plongées se déroulent sur le côté ouest de l’île de Saba, à maximum une vingtaine de minutes de bateau depuis le port, dans le « Saba National Marine Park » créé en 1987 pour protéger les ressources marines. Des bouées sont installés sur tous les sites de plongée, permettant aux bateaux de s’amarrer sans endommager le corail.

Au programme de nos plongées : tortues, requins gris, raies pastenagues, hippocampes, champs d’anguilles jardinières, barracudas, langoustes, poissons scorpions et de belles monnaies des Caraïbes à ocelles (dont l’espèce, plus rare, de Cyphoma signatum). Quand au relief, il est digne d’une île volcanique : « pinacles », tombants, canyons, sable de couleur noire ou jaune (soufre)…

Hot springs : un site où l’on peut vérifier l’activité volcanique de l’île en enfonçant sa main dans le sable chaud, très chaud…

Les Pinacles (third encounter, outer limits, Mt Michel) : au large, dans le bleu, des secs qui témoignent également de l’activité volcanique de Saba. Sur ces sites on croise fréquemment des tortues et des requins.

Shark Shoal : un autre pinacle au large, également fréquenté, comme son nom l’indique, par des requins de récif.

Tent Reef : le site le plus proche du port (à 5 min), mais qui réserve de belles surprises : tortues, champs d’anguilles jardinières, hippocampes… Le tout dans un très beau cadre (arches, canyons).

Découvrez toutes les photos prises à Saba.

Sinon, voici une petite sélection :


Monnaie des Caraïbes à ocellesOeil de poisson porc-épicHippocampe


Coup de gueule : un film qui dessert la cause des requins

image-docu-requins.jpgHier soir, lorsque j’ai vu que France 5 diffusait un documentaire intitulé « Nuit blanche avec les requins », j’ai immédiatement organisé ma soirée pour regarder cette émission inédite en France. De plus, il était indiqué que le héros du documentaire, Mike Ruzen, était un passionné des requins, « excellent connaisseur des différentes espèces, les requins-tigres, les requins des Galapagos, les silvertips, il plonge pour filmer leur comportement et se laisse approcher au plus près ».

Manifestement, le journaliste qui avait rédigé cette annonce n’avait pas vu les images tournées par le réalisateur Joe Kennedy, qui a imaginé une mauvaise série B qui dessert plus la cause des requins qu’elle ne les sert. La mise en scène est déplorable (des images « instables » avec une musique de film d’horreur, afin de bien insister sur le fait que les requins avec lesquels Mike Ruzen plonge sont « redoutables », « dangereux pour l’homme »), la voie du doubleur renforce cette sensation de danger, et pour parfaire le tout l’équipe de tournage (censée être constituée de professionnels qui maîtrisent leur sujet) rencontre de multiples problèmes que même des plongeurs débutants évitent (notamment un barotraumatisme car le plongeur a voulu suivre au fond un requin qui venait de s’électrocuter dans l’un des câbles mis en place pour éclairer la scène (!!!) – il voulait vérifier que le requin en question allait bien après avoir réussi à se libérer du câble en question -, puis a fini par remonter trop rapidement en se rendant compte qu’il ne pouvait pas le suivre…….. Sans commentaire……….). Je vous passe la panne d’électricité qui « plonge » dans le noir Mike Ruzen qui se retrouve sans aucune lumière au milieu de la nuit, entouré par des requins (scénario digne des « Dents de la mer », peut-être Joe Kennedy s’était-il mis en contact avec Spielberg ?) et qui s’en sort « miraculeusement » (personnellement, j’ai plongé avec les mêmes requins-tigres d’Aliwal Shoal, et je ne considère pas être ressortie de l’eau « miraculeusement » : ces requins ne sont pas dangereux pour l’homme, ce sont juste des animaux sauvages qui, s’ils sont inutilement dérangés dans leur milieu ou s’ils ont faim, se comportent en tant que tel, tout comme un hippopotame ou, plus proche de chez nous, un chien de garde si l’on pénètre sur son territoire).

Le reste est à vau l’eau : qu’elle est l’intérêt scientifique de vouloir plonger trois nuits de suite dans des eaux « infestées » de requins ? En quoi ces trois nuits vont-elles nous sensibiliser à la cause de ces pélagiques qui sont massacrés par dizaines de milliers chaque année pour leurs ailerons ? Bref, passez votre chemin lors de la prochaine rediffusion…

Quand partir observer les requins baleines à Madagascar ?

Je profite d’une question d’Eric qui a la chance de partir plonger à Madagascar à la fin de l’année pour vous donner des indications sur la meilleure période pour observer les requins baleines sur les côtes malgaches : de mi-septembre à janvier dans la région de Nosy-Bé, qui offre les meilleures conditions de plongée à Madagascar. Donc en partant en novembre, on doit avoir de fortes probabilités d’en voir…

Pendant que je suis dans la région du canal du Mozambique, il serait dommage de ne pas parler des baleines à bosse, qui sont également assez facilement observables vers Nosy-Bé de juin à octobre, un peu plus tôt donc dans l’année. Pour en savoir plus, consultez le site de l’association Megaptera, qui observe depuis de nombreuses années les baleines sur les côtes malgaches et dans le canal du Mozambique (à Mayotte notamment) : les baleines quittent l’Antarctique en avril pour atteindre le sud de Madagascar courant juin. Et de juillet à septembre, il est possible d’observer les mégaptères dans le canal de Sainte-Marie, à l’est de Madagascar : l’île de Sainte-Marie est un véritable sanctuaire pour la reproduction des baleines à bosse.

D’ores et déjà, l’association Megaptera annonce que la saison des baleines a commencé à Mayotte cette année : les premières ont été observées le 13 juillet dernier.

Mais surtout, n’oubliez pas la règle numéro 1 pour observer ces magnifiques mammifères marins : il faut respecter une distance d’approche minimale pour ne jamais stresser les animaux (les moteurs du bateau doivent être coupés à 100 mètres).

Et pour rêver…

Plongées à Saba : première photo

Avant de faire un compte-rendu plus détaillé de mes récentes plongées à Saba, une petite île des Caraïbes à quelques minutes en avion de Saint-Martin, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une de mes rencontres… Je n’avais jamais croisé d’hippocampe aussi grand !

Cliquez ici pour voir toutes les photos des plongées à Saba.


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A lire : « Les poissons font-ils l’amour ? »

poissons-amour.jpgDe « A comme Age » (Jusqu’à quel âge les poissons vivent-ils ?) à « Z comme zizi » (Les poissons ont-ils un zizi ?), en passant par « O comme orientation » (Commet les poissons s’orientent-ils ?), ce livre nous fait découvrir de façon insolite le monde captivant des poissons. Déjà auteurs de « Pas si bêtes les poissons » (Belin, 2006), Jacques Bruslé et Jean-Pierre Quignard répondent de façon très accessible à toutes les questions que l’on peut se poser sur ces animaux « extraterrestres ». En l’ouvrant, je me suis laissée prendre par toutes les informations présentées qui nous font pénétrer dans le quotidien des requins, labres, barracudas, poissons-écureuils… « Les poissons font-ils l’amour » est un livre à la fois scientifique et amusant, et c’est le pari réussi des auteurs.
NB : malgré la photo magnifique de la page de couverture (deux poissons mandarins), il n’y a aucune photo à l’intérieur du livre, juste des dessins qui illustrent certains chapitres.