Plongées à Maupiti : pour les raies manta

Comme le lagon de l’atoll de Tikehau dans les Tuamotu, la petite île de Maupiti se distingue par sa station de nettoyage de raies manta, à l’intérieur même du lagon. Lionel, le moniteur de l’unique club de plongée de l’île – Maupiti Nautique – vient vous chercher à votre pension dans son petit bateau très bien aménagé pour la plongée.
Il emmène maximum 4 plongeurs avec lui, c’est vraiment de la plongée personnalisée (c’est d’ailleurs pour cela qu’il vaut mieux réserver ses plongées plutôt longtemps à l’avance, afin d’être certain de pouvoir plonger). Coût d’une plongée : 5500 CFP (46 euros).

Raie manta MaupitiRaie manta (Manta birostris) – Photo A.S.

Déroulement de la plongée
Les 4 blocs sont déjà gréés, il ne vous reste plus qu’à écouter le briefing très clair pour vous préparer au spectacle, dans une eau plus ou moins claire selon les courants (le site des raies manta est situé dans l’axe de l’unique passe de Maupiti). Après 5 minutes d’approche, on arrive en vue du rocher qui abrite les poissons nettoyeurs. Sur environ 6 mètres de fond, il ne reste plus qu’à se poser et à patienter plus ou moins longtemps pour assister au spectacle. Certains jours pendant l’hiver austral, on peut compter jusqu’à une quinzaine d’individus qui viennent se faire nettoyer simultanément, ce qui doit causer un certain embouteillage car le rocher n’est pas bien grand. Pour notre part, nous avons pu observer deux raies manta l’une après l’autre lors de notre première plongée, et quatre simultanément le lendemain. Dommage que la visibilité n’ait pas été au rendez-vous, ce qui a surtout posé problème aux photographes…

Plongées hors du lagon
C’est la météo qui décide de l’éventualité de plongées en dehors du lagon de Maupiti. Il faut en effet franchir l’unique passe de l’île, et par forte houle ce n’est même pas la peine d’y penser, comme nous avons pu le constater les 2 premiers jours de notre séjour sur place. Heureusement, le troisième jour le vent a décidé de se calmer et Lionel nous a donc proposé de sortir. Avant la mise à l’eau, une baleine nous attendait en surface, mais n’a pas daigné venir nous voir sous l’eau, dommage… Par contre, son chant nous a accompagné pendant toute la plongée, durant laquelle nous avons croisé des bancs de bonites et de bécunes, ainsi que des carangues et un requin pointes noires (carcharhinus melanopterus). La plongée se déroule sur un fond typique d’une île volcanique, avec des canyons qui se dessinent entre les anciennes coulées de lave.

Maupiti pratique
Maupiti fait partie des Iles-Sous-le-Vent avec Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora. Mais à Maupiti, pas de tourisme de masse comme à Bora Bora, et il faut donc bien prévoir son itinéraire car il n’y a pas de vols tous les jours depuis Papeete. Ne comptez pas sur le Maupiti Express, une liaison par bateau avec Bora-Bora plus qu’aléatoire (quand nous y étions, le bateau ne fonctionnait plus depuis 6 mois, il était question qu’il reprenne du service la semaine suivante…).
J’en profite pour faire une digression sur l’organisation globale d’un voyage en Polynésie : j’ai l’habitude d’organiser moi-même mes voyages, mais j’avoue que les vols inter-îles en Polynésie sont compliqués à combiner selon que vous souhaitez rester 2, 3 ou 4 nuits sur une île et que vous voulez éviter de perdre des nuits ou des jours en étant obligé de transiter par Papeete. Bref, après une grosse prise de tête, nous avons décidé de déléguer la réservation de ces vols ainsi que des pensions à une agence spécialisée sur l’océan Pacifique, Etoile Voyage. L’agence est agréée pour la vente des billets Air Tahiti, et l’organisation a été parfaite de bout en bout, également en cours de voyage lorsque nous avons souhaité modifier un vol et des nuitées dans des pensions.
Le vol entre Tahiti et Maupiti dure à peine 50 minutes, le temps d’admirer l’archipel des Iles-sous-le-Vent :

Vue-de-Bora-Bora.jpgSur le vol Papeete-Maupiti, vue du célèbre lagon de Bora-Bora.

Entre deux plongées, louez un vélo et faites le tour de l’île. Vous pouvez également randonner jusqu’au sommet de Maupiti, et de là découvrir le splendide panorama sur le lagon, les motus et l’océan :

Lagon de Maupiti
Hébergement : le Kuriri Village est situé sur le motu Tiappa’a, en bordure de l’unique passe de l’île. Camille, votre hôte, se charge des transferts en bateau depuis et vers l’aéroport de Maupiti, situé sur un autre motu. Quant aux repas d’Anne-Marie, ils sont succulents, le plus souvent à base de poisson (mais si vous ne mangez pas de poisson elle le remplace sans problème par de la viande). Tarif : 112 euros par personne la nuit en demi-pension. Vous pouvez lire mon avis plus détaillé sur le Kuriri sur Tripadvisor.

Kuriri observatoire à baleines

L’observatoire à baleines surplombe la plage du Kuriri qui donne sur le lagon,
le récif et, au loin, Bora Bora.


Rangiroa : du grand spectacle dans la passe de Tiputa

Hier, j’ai fait ma plus belle plongée parmi les 529 réalisées depuis 10 ans ! La célèbre passe de Tiputa à Rangiroa vaut vraiment le voyage. Partout où j’ai plongé jusqu’à hier, je n’ai jamais vu autant de poissons en une seule plongée. Ce qui, soit dit en passant, est à la fois très excitant et très préoccupant : dans les autres mers et océans du globe, les fonds sous-marins sont surexploités, et l’on y voit de moins en moins de faune.

Ici, à Rangi, poissons perroquets, pavillons, chirurgiens, cochers, papillons, trompette, tortues, mérous, rougets gros yeux, perches, perches rayées bleues, murènes, poissons feuille… sont légion, on ne les compte pas et c’est tout juste si on continue à les noter dans les carnets de plongée. Car ici, c’est pour les pélagiques qu’on vient avant tout : dans le bleu se croisent requins, poissons job (aprion virescens), énormes napoléons, raies aigle, thons, carangues diverses et variées (dont la très belle carangue échevelée), bancs de bécunes de Heller (famille des barracudas), grands barracudas, raies mantas, bonites…

En attendant un récit plus complet et détaillé de cette fameuse passe de Tiputa (encore 4 plongées à faire dessus), voici un face-à-face avec le gigantesque banc de poissons-pavillon que l’on trouve quasi-systématiquement à la fin de la plongée dite de « l’angle » (photo réalisée par Alain Souan avec le Nikon D700, caisson Sea&Sea et flashes Inon) :


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Belles plongées à Saint-Eustache (Antilles néerlandaises)

Saint-Eustache, ou plutôt Statia, c’est une petite île de 21 km² au nord de l’arc antillais, à 20 mn d’avion de St.-Martin. Les plongées sont réputées être parmi les plus belles des Antilles, et j’avoue qu’après avoir passé deux semaines sur place, j’aurais assez tendance à partager cette affirmation (je ne peux comparer qu’avec les Saintes, la Dominique et Saba). Grâce au parc marin créé tout autour de l’île depuis 1996, les fonds sont de toute beauté – je pense notamment aux immenses gorgones et au corail noir tout au long de la remontée du site de plongée de Grand Canyon. À 15 mn maxi en bateau depuis le port, les sites sont d’une extrême diversité, cela va du jardin de corail très poissonneux aux très belles épaves comme le Charles L. Brown (avec son banc de carangues) ou Double Wreck sur lequel j’ai assisté à un mini « sardine run » ( un immense banc de bécunes chassées par des barracudas).

 

Se rendre à Saint-Eustache

On a le choix entre deux compagnies aériennes qui relient Paris à Saint-Martin : Air France (départ de Roissy) ou Air Caraïbes (départ d’Orly). Nous avions choisi Air Caraïbes notamment pour des raisons de budget : 700 € l’aller/retour. A Saint-Martin, le transit est très facile pour prendre le second vol avec la compagnie Winnair qui vous mène à destination (à partir de 113 $ l’aller/retour – nous avons payé 173 $). Il vaut mieux réserver assez longtemps en avance car les avions ont une capacité de 20 passagers. On comprend vite pourquoi en arrivant sur l’île, toute petite, et qui ne propose que 80 lits aux touristes, lits répartis entre 5 hôtels.

Capture-d-ecran-2012-05-04-a-10.02.43.pngEn avion, vue de la côte atlantique de l’île (on n’y plonge pas, mais les tortues viennent pondre sur cette plage).

 

Capture-d-ecran-2012-05-04-a-10.12.18.pngSur la côte caraïbe, les quelques plages de sable noir de cette île volcanique. Au fond, sa petite soeur Saba.

 

Se loger à Saint-Eustache

Pour réserver votre hôtel, mieux vaut passer directement par le club de plongée qui s’occupe de tout et qui vous fait bénéficier de réductions sur les tarifs affichés. Nous avons choisi de plonger avec Scubaqua Dive Center Statia, le principal club de plongée sur l’île. Quand je dis principal, cela ne veut pas dire usine à plongeurs, au contraire. Ingrid, Menno, Marieke et Mike se mettent en quatre pour proposer un service personnalisé et vous faire passer des vacances de rêve dans une très bonne ambiance.

 

Ils nous ont conseillé le Statia Lodge, situé légèrement à l’extérieur de la ville d’Oranjestad (compter 10 à 15 minutes de trajet jusqu’au club de plongée avec le véhicule mis à disposition avec chaque bungalow (un scooter avec les bungalows pour 2 personnes et une voiture ou 2 scooters pour les bungalows pour 4 personnes). Le Statia Lodge est une petite structure de neuf bungalows en bois avec un pool house dans lequel on prend le petit déjeuner tous les matins (sauf le dimanche) et une très belle piscine qui surplombe la mer des Caraïbes :

Capture-d-ecran-2012-05-04-a-11.18.20.pngVue depuis un bungalow du Statia Lodge.


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Depuis la piscine du Statia Lodge, vue sur le volcan de St-Kitts.

 

Chaque bungalow dispose d’une salle de bains avec douche et WC, d’un ventilateur, de moustiquaires sur chaque lit (important !) et d’une terrasse avec une kitchenette pour pouvoir se faire à manger si on en a marre de manger des hamburgers ou des plats chinois (je vous parlerai des restaus un peu plus loin). Voilà, c’est tout simple (le seul service hôtelier consiste au nettoyage quotidien des chambres, sauf le dimanche) mais plein de charme.
Pour info : 1575 $ la location d’un bungalow pour 4 personnes pour 1 semaine, 1160 $ la location d’un bungalow pour 2 personnes (tarifs en passant par le club de plongée), petit déj’ et location de véhicule inclus.

Le club de plongée : Scubaqua Dive Center
C’est Ingrid qui a géré l’organisation de notre séjour sur place, depuis l’accueil à l’aéroport le premier jour jusqu’au retour à l’aéroport le dernier jour, en passant par les transferts (15 minutes, l’île est vraiment petite, mais l’état des routes ne permet de rouler qu’à un rythme « caribéen »), l’organisation des plongées et même la réalisation d’une brioche tressée pour notre premier petit déjeuner (vu qu’on arrivait le samedi soir et qu’il n’y avait pas de petit déj’ à l’hôtel le dimanche matin).
2 plongées sont organisées chaque jour, une le matin à 9h00 et une l’après-midi à 14h00 (+ une éventuelle plongée de nuit). Le club dispose de deux bateaux bien adaptés pour la plongée, pouvant transporter une douzaine de plongeurs.
A noter : les temps de plongée ne sont pas limités (dans la limite de non-décompression), c’est uniquement quand vous arrivez à 50 bars qu’il faut remonter sur le bateau.
Les palanquées sont limitées à 6 plongeurs pour 1 guide, mais il arrive souvent que l’on soit moins nombreux (je me rappellerai toujours d’une plongée à 3, y compris notre guide, Ingrid pour l’occasion, sur l’une des plus grandes épaves des Caraïbes, l’ancien câblier Charles Brown qui fait 100 mètres de long !). Toutes les plongées sont guidées (obligation du parc marin, sans compter qu’il n’est pas forcément évident de se repérer sur les sites, à part les épaves).
Pour info : 420 $ le pack de 10 plongées.

Les plongées
Tombants, jardins et récifs coralliens, épaves… Statia est appelée la « perle des Caraïbes ». Le Parc marin de Statia, actif depuis 1997, protège les 35 sites de plongées (une taxe permet notamment de financer la mise en place et l’entretien de bouées sur chacun des sites, évitant au bateau de jeter l’ancre).
– Anchor Point (19 mètres) : belle plongée de réadaptation sur ce jardin de corail. Langoustes, murène, mérous, rascasse volante, marionnettes à bande bleue et le fameux chevalier ponctué juvénile (photo ci-dessous, prise avec une caméra vidéo), emblème de l’île. Sans oublier l’ancre de miséricorde qui a donné son nom à ce site, une grosse ancre de secours qu’utilisaient les vaisseaux en dernier recours.
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– Epave du Chien Tong, un chalutier taïwanais (24 mètres) : les épaves sont des abris pour de nombreuses espèces. Ici, tortues (dont une en train de se gratter consciencieusement la carapace sur une tôle), langoustes, rascasse, carangues et autres poissons lime s’en donnent à coeur joie. Tout autour sur le fond sableux, c’est le règne des anguilles jardinières et des raies pastenagues.
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– Double wreck (18 mètres) : l’une des plongées mythiques de Statia. Les balastes de deux navires du XVIIIe sont petit à petit colonisés pas le corail et les poissons. On voit également les ancres de ces bateaux, dont l’une qui se détache sur le sable (on se demande comment elle tient). Sur ce site, les immenses raies pastenague se laissent approcher de très près sans bouger (je n’ai jamais vu ça ailleurs), et j’ai assisté à un fabuleux moment, un grand banc de bécunes pris en chasse par des barracudas. Cela donne ça :

C’est également sur Double wreck que j’ai fait une très belle plongée de nuit, avec des langoustes, des cigales, des crabes, une sole, des crabes éponge, des murènes en train de chasser un diodon, une raie et des petits calmars en pleine eau.

– L’épave du Charles L. Brown (30 mètres) : autre plongée mythique sur cet ancien câblier, également l’une des plus grandes épaves des Caraïbes. Coulée en 2003, l’épave est déjà très concrétionnée notamment avec du corail noir. Et tout autour de l’épave, un grand banc de carangues se laisse plus ou moins approcher selon le courant.
– Grand Canyon (45 mètres) : très belle plongée au cours de laquelle on « plonge » littéralement dans un canyon étroit (on y passe les uns derrière les autres) jusqu’à arriver à 45 mètres (une corde « barre » le canyon d’un bout à l’autre à cette profondeur). Là, on se retourne et la vue en contre-plongée est fabuleuse. Mais lors de ma première plongée sur ce site, je n’ai pas trop eu le temps d’en profiter car c’est en-dessous qu’il fallait regarder (merci Béa !) : un grand requin nourrice arrivait pour se poser au fond du canyon. Je n’ai pu résister, et j’ai vécu un beau face-à-face avec ce requin (en vidéo sur ce blog très prochainement !).
La remontée de Grand Canyon est magnifique, le long d’un récif sur lequel s’épanouissent d’immenses gorgones :
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– Drop off (41 mètres) : une autre plongée profonde de Saint-Eustache. Après une descente dans des canyons, nous avons croisé une raie aigle sur le récif ainsi que quelques carangues.
– Barracuda’s reef (20 mètres) : très belle plongée au cours de laquelle, outre plusieurs barracudas (d’où le nom), nous avons croisé plusieurs grands bancs de poissons, deux requins-nourrice ainsi qu’une tortue…
– Blue Bead (17 mètres) : je ne pouvais pas ne pas parler de la plongée symbole de Statia, une plongée à la sortie du port qui se déroule sur un fond de sable noir. A défaut de trouver un blue bead, ces perles bleues qui symbolisent aujourd’hui la fin de l’esclavage sur l’île, j’y ai croisé un couple de grondins volants ou encore quelques blennies serpentine ocellées.

Quelques autres rencontres sous-marines au cours des 22 plongées effectuées sur place :
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Les yeux d’une langouste.

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Monnaie des Caraïbes ocellée.

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Raie pastenague sur l’épave du Chien Tong.
Et après la plongée ?
Il faut le dire, il n’y a pas grand-chose à faire sur l’île, ce qui n’est pas forcément un souci quand on veut vivre au rythme des Caraïbes… Il est quand même possible de se balader sur les quelques « routes » en scooter (cheveux au vent, car le casque n’est pas encore obligatoire là-bas), d’aller jusqu’à la plage côté Atlantique ou de faire une randonnée sur les pentes du volcan définitivement endormi.
Côté repas, ne vous attendez pas à déguster fruits tropicaux et plats créoles, les restaurants se répartissent en deux camps : les « américains » (salades, hamburgers) et les chinois. Le Old Gin House – avec une très belle terrasse en bord de mer – organise le mercredi soir un barbecue de langoustes.
En début de soirée, un passage au Cool Corner Bar & Restaurant s’impose, c’est là que se croisent les habitants de l’île et les touristes. Après avoir admiré les maisons traditionnelles dans les rues d’Oranjestad, pénétrez dans l’enceinte du fort (qui abrite également l’office de tourisme) et découvrez la vue sur la mer des Caraïbes, les plages et, au loin, l’île de Saba.

Plongée sous glace : un nouveau site en Haute Maurienne

En faisant le tour, il y a 2 ans déjà, des sites de plongée sous glace en France, je ne pensais pas que cet article intéresserait tant les plongeurs (et les autres !). Bref, le site de plongée sous glace Plongée Vanoise a vu le jour en décembre en Savoie, il se situe à Bessans, en Haute Maurienne. C’est Fabrice Huteau, moniteur de plongée, qui propose cette activité « je suis fou de montagne et de plongée, et c’est la solution que j’ai trouvé pour allier les deux ».

Plongee-sous-glace-Bessans-2.JPGPhoto Plongée Vanoise.

Les premiers retours sont très positifs : « Les gens apprécient que l’on soit dans le milieu naturel, avec seulement une piste de ski de fond qui passe au bord du lac de Bessans. On aperçoit souvent des bouquetins et des chamois. » L’accès au site est est très simple, 2 km avant Bessans : depuis le parking, on rejoint le lac en 2 minutes à pied (avec tout l’équipement sur un traîneau). Au bord du lac vous attend une cabane chauffée dans laquelle vous vous équipez.

Et c’est parti pour l’aventure… Trois trous espacés de 8 mètres sont creusés dans la glace, et sous l’eau on peut jouer avec les bulles d’air qui se déplacent sous la glace ou avoir la chance de croiser une truite. S’il fait beau, les rayons du soleil ajoutent au charme de ce moment magique.

Plongee-sous-glace-Bessans-1.JPGPhoto Plongée Vanoise.

Où plonger sous glace en France ?

A la suite de ma première plongée sous glace, réalisée à Tignes en 2010, voici la deuxième mise à jour (janvier 2012) de cet article suite à la création d’un nouveau site de plongée sous glace à Bessans, en Haute Maurienne.

Lac de Tignes (Savoie)
Avec ses 17 mètres de profondeur, ce lac naturel est considéré comme la Mecque de la plongée sous glace en France : c’est notamment l’endroit où les images de la plongée sous glace du film « le Grand Bleu » ont été réalisées. Idéal pour découvrir de nouvelles sensations entre deux descentes en ski, ou se former à l’utilisation d’une combinaison étanche (la température de l’eau avoisinant les 2°C…).
L’école de plongée sous glace de Tignes, située juste au bord du lac, est ouverte de mi-décembre à fin avril (65 € la plongée pour les niveaux 2 et plus, 70 € pour les débutants).
 
Lac de Montriond (Haute-Savoie)
Ce lac est le troisième plus grand lac de Haute-Savoie, après le lac Léman et celui d’Annecy. On y plonge à une profondeur de 8 à 10 mètres. C’est un site au coeur d’une nature sauvage. Retrouvez toutes les informations sur le site d’Aquaventure, l’école de plongée sous glace qui gère également le lac de Vonnes (voir ci-dessous). 75 € la plongée (65 € pour un plongeur breveté possédant sa combi étanche).

Lac de Vonnes, à Châtel (Haute-Savoie)
La profondeur du lac de Vonnes à cet endroit fait entre 4 et 5m.
Ce petit lac artificiel est alimenté par le ruisseau de Vonnes, et permet de plonger entre 4 et 5 mètres de profondeur (mêmes tarifs que pour le lac de Montriond).
 
Lacs Robert à Chamrousse (Isère)
A plus de 2000 mètres d’altitude, l’école de plongée sous glace de Chamrousse est ouverte tous les jours de mi-décembre à fin avril (70 € la plongée pour les débutants, 65 € pour les N2 et plus). 

Les Angles (Pyrénées Orientales)
Dans les Pyrénées aussi il est possible de plonger sous glace ! Le club de plongée de Banyuls organise des plongées dans les lacs de Bigorre (2100 m. d’altitude), Balcere (1770 m) et Matemale (1650 m) de janvier à février. Le rendez-vous est prévu à la station de ski des Angles (85 € la plongée).

Piau Engaly (Hautes-Pyrénées)
De décembre à fin mars, l’équipe de Piô Plongée vous fait découvrir la plongée sous glace dans les Hautes Pyrénées, dans la retenue d’eau de la Laquette à la station de Piau-Engaly (65 € la plongée, et 75 € le baptême pour les non plongeurs).

Lac Genin (Ain)
Le club Subaquatique d’Oyonnax, club associatif, organise chaque hiver depuis 1970 des plongées sous glace au lac Genin. L’émission Echappée Belle y avait tourné une séquence :

     

  

Si vous connaissez d’autres sites, n’hésitez pas à me les faire parvenir ! En attendant, découvrez aussi des images de plongée sous glace à Piau-Engaly :


Le salon de la plongée met les femmes à l’honneur

 

Très belle année 2012 à tous, avec en priorité une santé bien entretenue pour pouvoir plonger en toute sécurité ! A nouvelle année, nouveau look pour ce blog, en espérant que cela ne créera pas de bugs intempestifs 😉

Le salon de la plongée sous-marine 2012 ouvre ses portes dans 10 jours, et je viens de parcourir le programme de cette édition dont le thème est « la femme et la plongée ».


Sandra Bessudo et Nathalie Lasselin, des plongeuses émérites à l’honneur

Plongeuse émérite, pionnière dans un univers d’hommes, ambassadrice de la biodiversité engagée dans la protection des requins, la biologiste Sandra Bessudo est la marraine du salon. Elle donnera une conférence sur son parcours le lundi 16 janvier de 13h à 14h.

Une autre femme au parcours étonnant, Nathalie Lasselin, cinéaste franco-canadienne spécialiste du documentaire sous-marin, donnera une conférence sur la plongée spéléo et ses spécificités.
Domaine qu’elle maîtrise parfaitement puisqu’il a été le moteur de sa passion et plus encore : c’est grâce à la plongée spéléo que Nathalie a pu vaincre sa claustrophobie, un défi personnel qui l’a poussé à réaliser son premier film, Facing Dark…

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Requin marteau aux Galapagos – Photo A. Souan. 

Les animations et conférences à ne pas manquer
(sélection très personnelle et subjective, je l’avoue. Vous pouvez retrouver l’intégralité des conférences et animations sur le site du salon de la plongée)
– La projection conférence de Fred Buyle, spécialiste de la photo et de la vidéo en apnée, il présentera son travail effectué avec des scientifiques sur les marquages de requins, sans oublier ce qu’il a fait à Malpelo. Fred Buyle est spécialisé dans le marquage des requins en apnée et a déjà pu marquer le grand requin-marteau, des requins marteaux à festons, des requins citron, des requins Galapagos, ainsi que le Grand Requin Blanc.
– Vendredi 13 et dimanche 15 janvier (13h à 14h) : présentation du Parc marin de Mayotte.
– Vendredi 13 (19h à 21h) : en avant-première, présentation du film « 330 mètres sous les mers » en présence de Pascal Bernabé, François Brun et de l’équipe de production du film.
– Samedi 14 (14h à 15h) : « un sanctuaire pour les requins« , une projection organisée par l’office du tourisme des Bahamas.
– Dimanche 15 (16h à 17h) : « Ile de la Réunion : des baleines et des hommes« , une conférence-projection avec Fabrice Schnöller, biologiste, qui étudie l’acoustique sous-marine et les vocalisations des cétacés (dauphins, baleines à bosse et cachalots) et Frédéric Buyle, apnéiste et photographe.

– Dédicace : le photographe biologiste Laurent Ballesta présent
era son dernier recueil d’images et d’anecdotes subaquatiques « Odyssée dans les eaux d’ici » pour fêter la région qui a fait naître sa vocation, le golf du Lion.

Pratique
Du 13 au 16 janvier 2012, Porte de Versailles, pavillon 6.
Nocturne le vendredi (21h). 10 € l’entrée pour une journée.