Plongées dans le lagon de Tahiti : très bonne surprise !

Les idées reçues ont la vie dure. Quant on a échangé avec des plongeurs sur notre envie de terminer notre périple en Polynésie en plongeant à Tahiti, tout le monde a eu l’air très étonné : « vous risquez d’être déçus après Rangiroa et Fakarava. » Et bien non, non seulement nous n’avons pas été déçus, mais nous avons beaucoup apprécié les trois plongées réalisées autour de la principale île de l’archipel. Sans oublier le point d’orgue du voyage : la fabuleuse rencontre avec une baleine et son baleineau !

Séjourner à Tahiti
Comme sur les autres îles, deux options pour l’hébergement : les hôtels de luxe avec leurs bungalows sur pilotis (le must étant sans conteste l’Intercontinental, dont nous avons testé le restaurant pour terminer le séjour), ou les petites pensions un peu à l’écart de Papeete et des embouteillages. L’agence Etoile Voyage nous a proposé le Relais Fenua, une pension
située sur la côte ouest de l’île, à l’écart de la route principale et à 5 minutes à pied d’une très belle plage avec vue sur Moorea. Les chambres (grandes avec une kitchenette) se répartissent autour de la piscine et de son jardin tropical (à partir de 74 € la nuit pour 2). Mais le principal avantage pour nous plongeurs c’était que nous étions situés sur la même commune que la marina d’où partent la plupart des bateaux de plongée, la marina Taina à Punaauia (les clubs viennent vous chercher et vous ramènent après les plongées).

 Le choix du club de plongée à Tahiti
C’est le point sensible du séjour… A vous de voir si vous préférez les grosses structures avec 20 plongeurs sur un gros zodiac ou une structure plus familiale avec un bateau plus petit. Nous avions réservé depuis Paris un package Fakarava-Tahiti avec le club Eleuthera Plongée (le seul présent sur la passe sud de Fakarava), et au cours du voyage on nous a conseillé de plonger avec Fluid… On a donc essayé d’annuler les plongées de Tahiti avec Eleuthera mais ils n’ont rien voulu savoir, la concurrence est rude et on ne lâche pas un client, même pour trois plongées. Bref, on a quand même eu l’occasion de faire une sortie baleines avec Fluid, et on ne l’a vraiment pas regretté (lire plus loin…).
La morale de l’histoire, et le conseil que je peux vous donner, c’est de réserver vos plongées dans les îles depuis la métropole (notamment dans les petites îles comme Maupiti où il n’y a qu’un seul club de plongée), mais de ne pas réserver à Papeete : les réservations se font au jour le jour et il y a toujours de la place, surtout en semaine. En tout cas nous, si nous replongeons à Tahiti, nous choisirons Fluid.

L’organisation des plongées
Selon les clubs, une plongée le matin (départ 8h30) et une l’après-midi (départ 13h30 ou 14h), ou deux plongées sur la demi-journée. Nous avons donc fait nos trois plongées avec Eleuthera, une le samedi après-midi, une le dimanche matin et une le lundi matin. Ils ont été à l’écoute de nos souhaits concernant les sites et nous avons donc pu plonger sur les trois sites les plus réputés de Tahiti (nous avons plongé en autonomes, sans guide).

Les 3 sites de plongées à faire à Tahiti

1) Les deux épaves – 25 mètres
Idéal pour se remettre en douceur des plongées dans les Tuamotu, où nous n’avons pas vu d’épave. Dans le lagon proche de la piste de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, on découvre d’abord la carcasse d’un bimoteur Catalina datant de la Seconde Guerre mondiale. C’est la première fois que je vois ce genre d’avion sous l’eau, qui sert de cadre idéal pour une séance de photos sous-marines inédites.

Avion1Avion2Nous quittons l’avion pour rejoindre, en quelques coups de palme, une goelette qui gît également par le fond depuis 1976 entre -10 et -25 mètres, couchée sur le flanc le long du récif. glissent dans l’eau et descendent le long de la pente douce qui les amène directement sur le gouvernail et l’hélice, à – 10 m. En arrivant, on distingue presque l’intégralité de la coque en bois. Des bancs de poissons nous attendent dans le ventre béant de l’épave. En revenant sur le dessus de la coque, une demoiselle qui n’a pas froid aux yeux s’attaque à ma palme. Une petite pause autour de l’hélice et nous remontons après une heure de plongée.

Bateau1Bateau2

2) La Source – 25 mètres
Le nom de ce site vient du fait qu’une source d’eau douce jaillit au pied de l’un des trois pitons qui composent l’architecture des lieux. Le briefing très précis nous permet de croiser un requin corail en train de se reposer sur le fond puis, sous l’une des formations coraliennes typiques du site, une nurserie de petits requins corail. Une tortue nous accompagne à la fin de la plongée.

Nursery requins

3) La Vallée blanche – 35 mètres
Depuis la marina Taina, 25 minutes de navigation sont nécessaires pour se rendre sur le site de la Vallée blanche, l’un des plus connus de Tahiti. On nous avait promis de belles
rencontres, et en effet une faune aussi variée que dense était au rendez-vous : dès la mise à l’eau nous sommes accueillis par des requins gris et des pointes noires. Un grand banc de bécunes nous accompagne quelques minutes, puis nous croisons une tortue avant d’admirer deux requins citron, hélas trop craintifs pour se laisser prendre en photo. Nous terminons dans un gigantesque banc de carangues, c’est vraiment magique de se glisser entre les poissons !

Carangues


Rencontre avec les baleines à bosse

Nous avions programmé notre voyage en Polynésie au mois d’octobre, notamment pour avoir l’occasion de rencontrer des baleines (elles arrivent de l’Antarctique en juillet pour mettre bas et repartent début novembre avec leur baleineau). Les principales îles sur lesquelles on peut les apercevoir sont Rurutu, dans l’archipel des Australes, Tahiti et Moorea (nous avons également vu un mâle à la sortie de la passe de Maupiti, mâle dont le chant nous a accompagné durant toute notre plongée).
Sur le petit bateau de Fluid, nous étions huit à partir ce matin-là pour tenter d’observer une baleine à bosse. Il faut généralement s’armer de patience, ou bien avoir de la chance et rejoindre un groupe de bateaux déjà sur le lieu de la rencontre : c’est ce qui nous est arrivé. Une baleine et son baleineau se reposaient dans le lagon, à 200 mètres de la rive à peine. Nous avons reçu l’autorisation de nous mettre à l’eau et nous nous sommes rapproché doucement de cet impressionnant cétacé qui peut atteindre la taille de 16 mètres !

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La mère, qui peut faire des apnées d’une vingtaine de minutes, restait sur le fond pendant que son baleineau jouait à la surface et la rejoignait de temps en temps. Les autres bateaux sont repartis et nous sommes restés seuls avec les cétacés. Progressivement, la baleine est remontée pour stationner à 5 mètres de profondeur, et je me souviens d’être restée pendant vingt minutes face à elle à l’observer sans bouger, c’était magique ! De temps en temps, elle accueillait son petit entre ses nageoires, puis elle le laissait repartir. J’ai ensuite fait quelques apnées pour me retrouver au même niveau que son oeil.

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Nous sommes ensuite remontés sur le bateau, et avons eu la chance de la voir sauter hors de l’eau, signalant par ce geste à son petit que la récréation était terminée et qu’il fallait partir. C’est l’un des plus fabuleux moments que nous avons vécu en Polynésie, et si nous y retournons un jour, nous ferons un stop à Rurutu, la « Mecque » de la baleine.

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Le point commun du champagne et de la plongée : les bulles !

Je ne participe pas souvent à un jeu-concours, mais celui-ci est assez sympa donc si vous voulez y participer (ou voter pour ma photo de Bubble Reef en Indonésie), cliquez sur le lien Facebook de la maison de champagne Edmond Bourdelat (il faut devenir fan de la page).

Voici la photo que j’ai postée pour ce concours :

Bubble reef et son activité volcanique

Le thème de ce concours organisé du 11 janvier au 28 avril 2013 : « Les bulles dans le monde marin, clin d’œil effervescent aux bulles de Champagne. »
De nombreux lots sont à gagner pour les 3 premières photos ayant reçu le plus de votes :
1er lot : 1 week-end pour 2 personnes en Champagne comprenant 1 nuit d’hôtel pour 2 personnes en chambre double avec le petit déjeuner et 2 passeports pour participer à l’Escapade Pétillante et Gourmande en Champagne le 23 juin 2013.
2ème lot : 1 Magnum de champagne Amandise Edmond Bourdelat avec l’habillage personnalisé aux couleurs de leur photo primée.
3ème lot : 1 bouteille de champagne cuvée brut Réserve Edmond Bourdelat.

Salon de la plongée à Paris : J-5

2013_affiche_generique.jpgLe grand rendez-vous des plongeurs est toujours un moment que j’attends avec impatience, tout d’abord parce qu’il permet de retrouver des amis plongeurs et des clubs déjà connus, mais aussi parce qu’il concentre en un seul lieu toutes – ou quasi toutes – les destinations possibles et imaginables dans le domaine de la plongée. Ce qui multiplie les possibilités de rêver, et de programmer la réalisation de ses rêves !
Le salon de la plongée est également l’occasion d’assister à de nombreuses animations, que ce soient des ateliers, conférences, projections de films ou encore séances de dédicaces avec des auteurs. Voici ma sélection de cette édition 2013 : 

Conférence/Projection sur l’apnée
Cette année, le salon de la plongée a pour thème principal l’apnée. Cette conférence exceptionnelle réunit des personnalités exceptionnelles, une occasion unique de rencontrer en même temps les grands noms de l’apnée moderne : Aurore Asso, Alice Modolo, Sophie Jaquin, Morgan Bourchis, Frédéric Buyle, Pierre Frolla, Stéphane Mifsud, Guillaume Nery, Umberto Pelizzari, Fred Sessa,…
Lieu de l’animation: Espace Scénique
Vendredi 11 janvier 2013, de 16h00 à 17h00
 

Temps fort : atelier zen ou comment apprendre à respirer
Commencez chaque journée au salon de la plongée par un atelier Zen… Vendredi, samedi et dimanche matin à 10h15, le champion du monde et coach de l’Equipe de France A.I.D.A. (association internationale pour le développement de l’apnée) Christian Maldamé, animera des « Ateliers Zen ».

Lieu de l’animation: Espace Scénique
Date et heure: Vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 janvier de 10h00 à 11h00
 

Conférence / projection : plongée en Nouvelle-Calédonie
Découvrez les exceptionnels fonds marins du plus grand lagon du monde, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et rencontrez Christian Karembeu, champion du monde 1998 de football, Pierre Crubille spécialiste de la plongée subaquatique en apnée et professeur A.I.D.A., et Patrick Marchand.

Lieu de l’animation: Salle de projection
Date et heure: Vendredi 11 janvier de 16h00 à 17h00, s
amedi 12 janvier de 16h00 à 17h00 et dimanche 13 janvier de 16h00 à 17h00. 

Dédicaces
– « Une vie dans le port – Images & histoires de la biodiversité du port de Marseille Fos« . Laurent Ballesta, biologiste et photographe sous-marin, dédicacera son dernier ouvrage sur la Vie sous-marine dans le port de Marseille (une exposition permanente des photos prises pour la réalisation de cet ouvrage est également organisée pendant tout le salon).

Date et heure: Samedi 12 janvier de 15h00 à 15h30
et dimanche 13 janvier de 10h00 à 18h00.

– « La photographie subaquatique » aux éditions Turtle Prod, de Nicolas Barraqué, Dominique Barray et Robert Pakiela.
Lieu de l’animation: Stand : G 05 (Animation Permanente)

– « Rencontres sauvages, réflexions sur 40 ans d’observations sous-marines« . François Sarano nous entraîne dans un voyage autour du monde, à l’écoute de l’océan et de ses créatures, en revisitant ses carnets de plongée, rédigés au jour le jour, depuis 40 ans. Il propose une réflexion sur l’évolution de notre relation avec l’océan, en comparant ses observations, réalisées au cours d’innombrables plongées à bord de Calypso, pendant le tournage du film Océans, avec les connaissances scientifiques actuelles.
Lieu de l’animation : Espace Dédicaces
Date et heure:
  Samedi 12 janvier de 16h00 à 17h00 et dimanche 13 janvier de 16h00 à 17h00. 

Conférence/Projection : La plongée en recycleur

Sandrine-recycleur-copie-1.jpgDepuis quelques années, le recycleur gagne de plus en plus de terrain et il suffit d’observer les stands du salon de la plongée pour voir cette évolution. J’ai eu l’occasion de faire un baptême de plongée en recycleur il y a trois ans en Indonésie (photo ci-contre, prise par Patrick Noël), et c’est fabuleux comme on peut entrer en contact avec le milieu ambiant sans faire de bulles. Mais l’utilisation d’un recycleur nécessite une formation, à programmer très vite !
Lieu de l’animation: Salle de projection
Date et heure: Vendredi 11 janvier, de 17h00 à 18h00

 Démonstration : Plongée en sécurité en recycleur
Comprendre pourquoi la plongée en recycleur n’est pas dangereuse à partir du moment où l’on suit les bonnes pratiques.
Intervenant(s) : Vincent Défossez
Lieu de l’animation: Stand : C 38 – D 41

Date et heure: Samedi 12 janvier, de 14h00 à 17h00

Cycle 2013 de la Maison des Océans : « requins, au-delà du malentendu »

Chaque année, l’Institut océanographique organise les « mercredis de la Maison des Océans » (le 2è mercredi de chaque mois à 19h30 dans le grand amphithéâtre, 195 rue Saint-Jacques à Paris – entrée libre et gratuite).
Après les cycles « La Méditerranée : défis & avenir » en 2011 et « Les Abysses : richesses & fragilité » en 2012, venez débattre cette année autour du thème « Requins : au-delà du malentendu ».requin tapete
C’est Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique, qui animera la première soirée le mercredi 9 janvier prochain sur ces seigneurs des mers, prédateurs exceptionnels et redoutables qui sont pourtant loin de représenter pour l’homme la menace à laquelle ils sont le plus souvent associés (il suffit d’écouter les musiques dramatiques qui accompagnent en général l’apparition d’un requin dans un film ou un documentaire !).
Cette conférence de lancement du programme d’action « Requins » de
l’Institut océanographique nous invitera à dépasser les stéréotypes bien ancrés sur les requins et à explorer notre fascination pour ces seigneurs des mers, à la lumière des découvertes les plus récentes. Pour mieux les connaître, les comprendre et les respecter… tant qu’il en est encore temps.

Le programme des conférences 2013 sur les requins
– Mercredi 13 février : « Dans les yeux des requins » avec Pierre Frolla, recordman du monde d’apnée, qui explore les mers du globe à la rencontre des requins, jusqu’à faire face en 2009, au large de Guadalupe au Mexique, au mythique Grand Blanc.
– Mercredi 10 avril : « Plonger avec le grand requin blanc » avec François Sarano, fondateur de l’association Longitude 181, conseiller scientifique et co-scénariste du film Océans. Comment rencontrer les requins ? Que nous apprennent ces rencontres sur la vie sauvage, la diversité biologique, et, au-delà, sur nous-mêmes, nos relations avec les autres et notre rapport avec le monde vivant en général ?
– Mercredi 12 juin : « Une mer sans requins ! » avec Bernard Séret, biologiste des pêches à l’IRD et systématicien, qui reviendra sur la menace qui pèse sur de nombreuses espèces de requins. Peut-on imaginer une mer sans requins ? Quelles seraient les conséquences de leur disparition ? Quelles sont les mesures à prendre avant qu’il ne soit trop tard ?
– Mercredi 11 septembre : soirée filmographie avec la projection du film « Le Mystère des requins baleines » (vidéo ci-dessous), qui a reçu de nombreux prix en 2010, suivi d’un débat en présence de René Heuzey (réalisateur, Label Bleu Production), Alexis Rosenfeld (photographe sous-marin) et Michel Vély (vétérinaire, président de Megaptera). René Heuzey, réalisateur du film, suit les recherches de Megaptera depuis 2004, et explique que, le nombre de requins baleines augmentant, les touristes viennent spécialement les voir et que ces animaux – les plus grands poissons du monde – sont de plus en plus dérangés et agressés (de sévères blessures lui sont infligées par les bateaux, avec le développement de l’écotourisme, à tel point que le gouvernement de Djibouti impose désormais le port de cages de protection pour les hélices). Michel Vély nous apprendra à mieux connaître ces requins dont certains traits du comportement ont été mis en évidence par Alexis Rosenfeld.
– Mercredi 9 octobre : « l’enjeu de la pêche durable et de la consommation responsable pour la survie des requins », avec Edouard Le Bart, responsable en France du Marine Stewardship Council (MSC), un label internationl délivré aux pêcheries durables. Sensibilisés à ces enjeux, les consommateurs sont aujourd’hui à la recherche de produits de la mer durables. Edouard Le Bart reviendra notamment sur la décision du groupe Auchan, en 2009, d’arrêter la commercialisation de toutes les espèces de requinsmenacées dans les hypermarchés des 12 pays dans lesquels l’enseigne est présente. Le groupe Auchan est la première enseigne internationale de grande distribution à prendre cette mesure qui répond à une situation extrêmement inquiétante pour la survie de ces poissons emblématiques.
– Mercredi 13 novembre : « Yann le survivant, défenseur des requins : pourquoi et comment les protéger ? », avec Yann Perras, militant au sein de l’ONG Pew Environment et qui a perdu une jambe suite à l’attaque d’un requin au Venezuela en 2003, et Nicole Aussedat, consultante indépendante pour la protection de la biodiversité marine et journaliste. Le témoignage de Yann Perras a pour objectif d’alerter les consciences, en plaidant en faveur de l’arrêt du finning, découpage des ailerons sur les animaux vivants, et de l’établissement de quotas de pêche. Shark Alliance, coalition européenne de 130 organisations, mène le même combat pour que les requins bénéficient de mesures de protection au niveau européen. Fin 2012, Shark Alliance a obtenu par un vote massif au Parlement européen l’interdiction totale du finning à bord des navires européens.
– Mercredi 11 décembre : « requins et tourisme durable : utopie ou réalité ? » avec Patrice Petit de Voize, président de la commission nationale Environnement et Biologie subaquatique à la FFESSM, et Osman Ersen, directeur de l’agence de voyage Blue Lagoon. Le tourisme durable, en particulier la plongée de loisir responsable, est-il une voie qui permettra une meilleure connaissance de ces animaux et une valorisation de cette ressource auprès des populations locales, comme alternative à leur pêche. L’évolution des voyagistes en France ainsi que d’autres exemples concrets seront présentés à l’occasion de cette conférence.

Tour du monde des plongées insolites

2013_image_poster.jpgLe salon de la plongée approche (du 11 au 13 janvier 2013), et les voyagistes multiplient les propositions exclusives pour attirer les plongeurs en recherche de plongées « hors des fonds battus »… De l’Indonésie au Mexique en passant par l’Afrique du sud et les Pyrénées, voici une sélection que je mettrais bien dans ma « It liste ».

Rencontres avec les phoques gris de Bretagne
Au départ du port du Diben à Plougasnou dans le Finistère, c’est à bord de La Bretonne, ancienne vedette de l’île de Batz transformée en bateau de plongée, que Dominique, Marine et Régis vous embarquent pour une drôle de croisière qui vous mène aux abords du plateau de la Méloine. Là, vous découvrez une petite colonie de phoques gris attirée par les eaux nourricières de la Baie. Membre actif de l’association Bretagne Vivante, Dominique connaît bien l’animal, ce qui fait de lui le guide idéal pour aller à sa rencontre… Enfilez votre combinaison et, en PMT, jetez-vous à l’eau pour une  randonnée palmée  riche en émotions ! Véloces malgré leurs 300 kilos, les phoques gris sont aussi facétieux que curieux, disparaissant ici pour réapparaître plus loin, une véritable partie de cache cache !
Infos : Plougasnou Plongée

Le monde du bizarre en Indonésie
C’est la Mecque du bizarre, le paradis des miniatures rares… Nudibranches aux formes et chatoiements excentriques, antennaires chevelus, hippocampes pygmées, poissons fantômes, poissons feuilles, rascasses de Merlet et, pour les plus chanceux, poulpes mimétiques ou seiches flamboyantes sont au menu des plongées dans le détroit de Lembeh, en mer des Célèbes dans le Sulawesi. L’extravagance de la faune n’y a d’égale que l’étrangeté du décor où évoluent ces animaux fantastiques qui aux coraux multicolores et autres fonds de rêve préfèrent le sable noir, les sols dénudés voire les dessous de pontons où trainent parfois quelques détritus… Ces plongées inattendues s’adressent aux passionnés, aux amateurs de «pêche» miraculeuse qui aiment fouiner pour dénicher l’exception.
Infos : Indonésie Plongée Tourisme

A la rencontre des espadons voiliers au Mexique
Chaque année en février, mettez le cap sur le Mexique pour assister au grand banquet annuel des espadons voiliers ! Durant quelques semaines, l’animal lamé d’argent que l’on aperçoit si rarement croise au large d’Isla Mujeres, la route migratoire des sardines.  La mer devient alors une arène éphémère. Profilé pour la chasse et la vitesse (110 km en pointe !), l’animal pourfend l’eau et fonce sur les bancs de sardines massées en boules. Un séjour à combiner avec la découverte des cénotes à Playa del Carmen. Dans ces trous d’eau qui percent l’écrin luxuriant des forêts mexicaines, la plongée prend des allures d’exploration spéléo. Des rayons de lumières y créent des atmosphères irréelles,  tandis que stalactites et grottes cathédrales sculptent un décor fantasmagorique. Une journée de plongée sur le célèbre «mur» de Cozumel complète l’inventaire des bonheurs à vivre de ce magnifique programme.

Aquarev : 12 jours/9 nuits, du 6 au 17 février 2013 à 3690 €.
Plongées de Rêves
(avec Pascal Kobeh) : à partir de 3550 €. Egalement un séjour très sympa permettant de plonger dans quatre des plus beaux Cénotes ainsi que Cozumel.

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La visibilité exceptionnelle dans un cénote au Mexique

Plongée avec les diables de mer aux Açores
Direction les Açores, et plus précisément l’île de Pico, pour partir plonger en plein océan Atlantique sur « Princess Alice », une montagne sous-marine qui culmine à – 32 mètres et s’enfonce à plus de 1000 mètres. Le site se mérite : depuis Pico, il faut endurer 3h30 de navigation environ pour parcourir les 45 miles nautiques (80 km) et atteindre ce site unique, dans le grand large, au milieu de nulle part. Outre les raies Mobula, il est possible de voir des murènes géantes, des barracudas, peut-être même des requins, des thons, des espadons etc. La meilleure période est l’été, de juillet à septembre, notamment à cause de la visibilité qui peut alors dépasser les 30 mètres. Le club CW Açores conseille de prévoir un séjour d’au moins une semaine car la plongée sur Princess Alice n’est possible que si la météo le permet.
Présentation du site de plongée Princess Alice
Voir la très belle vidéo du réalisateur sous-marin italien Claudio Valerio

Et aussi :
Plongées sous-glace en France
Plongées grands frissons avec les requins en Afrique du Sud

Vidéo : dans le mur de requins gris à Fakarava

Je vous en ai parlé, voici enfin quelques images en « live » de cette fabuleuse plongée dans la passe sud de Fakarava pendant laquelle je me suis imaginée, pendant quelques secondes, être un requin parmi les requins… 

Et pour lire le compte-rendu global de ces cinq jours au bord de la passe sud de Fakarava, c’est ici ! 

Fakarava : au milieu des requins gris de la passe sud

Notre dernière halte dans les Tuamotu, sur l’atoll de Fakarava, restera pour moi l’apothéose de ce premier voyage en Polynésie française. On nous avait conseillé de ne pas manquer la passe sud de Tumakohua, et nous n’avons vraiment pas regretté de rester cinq nuits sur place (du coup, nous avons fait l’impasse sur la passe nord Garuae, ce sera pour une prochaine fois). Toutes les photos sont d’Alain Souan.

Faka sandrine sous l'eau

L’atoll de Fakarava
De forme rectangulaire (60 km de long sur 25 km de large), Fakarava comporte deux villages principaux, Rotoava, au nord-est où se trouve l’aéroport et près de la plus grande passe Garuae, et Tetamanu, village principal au début des années 1900 et situé au sud de l’atoll au bord de la passe de Tumakohua.
Le trajet pour rejoindre la passe sud est un voyage en lui-même : depuis l’aéroport qui se trouve au nord de l’atoll, nous avons pris un 4×4 qui nous a conduit, via la superbe route goudronnée de 15 kms construite en 2003 pour que Jacques Chirac, alors président de la République, puisse rendre visite à son copain Gaston Flosse, alors président de la Polynésie Française. Au final Chirac n’est pas venu (!) mais grâce à lui on gagne quelques minutes sur le temps de navigation… La route se termine en cul-de-sac, et là, après avoir débarqué les bagages au milieu de nulle part, nous avons embarqué sur la navette de la pension Tetemanu, située directement sur la passe sud à 60 km de l’aéroport. Après deux heures de navigation dans un lagon très agité, nous sommes arrivés à bon port, accueillis par Annabelle, la patrone de cette pension du bout du monde.

Tetemanu Village et Tetemanu Sauvage
Nous avions lu beaucoup de choses sur les deux versions de la pension, et comme finalement nous avons testé les deux, voici ce que l’on peut dire sur les avantages et les inconvénients de l’une et de l’autre. Nous avons passé nos trois premières nuits au Tetemanu Village, dans l’un des six bungalows qui donnent directement sur la passe (ce qui constitue le principal plus de ces bungalows au confort simple, mais parfait pour le lieu) et qui sont également situés à quelques pas du club de plongée et de la salle commune où sont servis tous les repas. Les deux dernières nuits, nous avons dû déménager sur le motu (îlot) voisin, où sont installés cinq autres bungalows au Tetemanu Sauvage (car on y est encore plus isolés). Il faut environ 15 minutes à pied entre les deux motus, mais le chemin est plein de charme et on ressent encore plus cette sensation d’être seuls au bout du monde. 236 € la nuit pour deux personnes en pension complète.

Le club de plongée : « Tetemanu diving by Eleuthera »
Là, pas de question à se poser pour choisir, il n’y a qu’un seul club dont le local est situé dans la pension, entre les bungalows. Je n’ai jamais vu un club aussi proche de ma chambre (à part sur les bateaux de croisière) ! Le club est en fait une annexe du club Eleuthera situé à Tahiti, qui a repris la gestion du centre début 2012. Le matériel est neuf, et l’organisation bien rodée. Prix d’une plongée : 48 €.

Faka bungalowVue du club de plongée depuis le bungalow du Tetamanu Village…

Nous avons été très bien accueillis par Serge, le chef du centre qui, après une plongée avec une palanquée de quatre américains (nous étions donc sept plongeurs en tout), nous a proposé de plonger en autonomie totale pendant les sept autres plongées de notre séjour sur place ! Le rêve pour tout photographe et camerawoman : on évite les groupes qui dispersent les bancs de poissons, ainsi que les paquets de bulles à droite ou à gauche…
De toute façon, le profil de chaque plongée était le même, avec une mise à l’eau à l’extérieure de la passe, une descente à 30 mètres puis un retour devant la pension, dans un magnifique jardin de corail :

Faka mi-air mi-eau

Les plongées dans la passe sud Tumakohua
L’atoll de Fakarava fait partie, avec ses six îles voisines, d’une réserve de biosphère classée par l’Unesco, ce qui témoigne des richesses de son écosystème. Et en effet, on n’a pas encore mis une palme à l’eau qu’on a déjà vu plein de petits requins pointe noir dans le lagon devant son bungalow, ainsi que des napoléons et toute la faune aquatique habituelle.

Faka NapoléonNous avons fait toutes nos plongées en courant rentrant (marée montante), ce que nous avons un peu regretté car nous aurions aimé pouvoir tester au moins une plongée en courant sortant (le spectacle est différent sous l’eau). Enfin bon, ne faisons pas les difficiles, parce qu’après 5 minutes maximum de bateau pour rejoindre le lieu de mise à l’eau, on entre immédiatement dans une autre dimension : impossible de faire une plongée sans voir au moins quatre espèces de requins avec, outre les requins pointe noire et les requins aileron blanc de lagon (triaenodon obesus), des requins bordés (carcharhinus limbatus) et surtout, l’un des plus grands bancs de requins gris au monde (carcharhinus amblyrhynchos), soit plus de trois cents individus qui avancent face au courant. C’est le fameux « mur de requins de Fakarava », que nous avons pu progressivement intégrer, jusqu’à se retrouver en plein milieu, avec des requins à droite, à gauche, devant, derrière, dessus, dessous… J’ai vraiment eu la sensation d’être un requin parmi les requins, c’était fabuleux ! Vidéo du mur de requins de Fakarava

Faka requins à la file indienne

Faka Banc requins gris 1

A côté, la densité de poissons est tout simplement incroyable, notamment cet immense banc de perches pagaies à l’entrée de la passe :

Faka banc de perches pagaies

Faka perches pagaies

Nous avons également croisé raies aigle, barracudas, carangues échevelées, priacanthes, chirurgiens, perroquets, bancs de vivaneaus, fusiliers,…

Entre deux plongées…
Depuis la pension Tetemanu, il suffit de prendre des kayaks de mer et de traverser la passe pour rejoindre les plages magnifiques des motus de sable rose :

Faka les sables roses

Rangiroa : les passes mythiques de Tiputa et d’Avatoru

Suite de notre périple en Polynésie, un petit saut de puce et nous voici arrivés dans le graal du plongeur : l’atoll de Rangiroa. Nous sommes toujours dans les Tuamotu, cette fois-ci dans le deuxième plus grand atoll du monde (75 km d’est en ouest et 25 km du nord au sud). A dire vrai, on ne vient pas à Rangiroa pour les paysages : l’île sur laquelle se concentrent pensions et habitations n’a pas de charme particulier, et peu de plages de sable blanc telles qu’on les imagine en Polynésie. Mais ce n’est pas bien grave, on vient ici essentiellement pour plonger, et pour voir ça :

requin-gris.jpgUn requin gris (toutes les photos sont de Alain Souan).

Première étape : choisir son club de plongée
C’est une question cruciale, car contrairement à Maupiti ou à Tikehau où il n’y a pas vraiment le choix, à Rangiroa c’est différent, il y a 5 à 6 clubs, et chacun a ses spécificités. Pour notre part, nous privilégions les structures conviviales qui personnalisent au maximum les plongées en fonction du niveau des plongeurs et de leurs souhaits, qui n’embarquent pas 20 plongeurs à la fois sur le bateau et qui respectent le milieu. Nous avons donc discuté avec des clubs au salon de la plongée à Paris, puis fait des recherches sur internet, et notre choix s’est finalement porté sur Rangiroa Plongée, un petit club avec trois moniteurs très sympas et très pro : René, Jean-Jacques et Virginie. De plus, le club est un centre ambassadeur de la charte Longitude 181, et soutient les action de Sea Shepherd (dirigée par le capitaine Paul Watson).
Nous n’avons eu qu’à nous féliciter pour ce choix, avec un très bon accueil, un club et du matériel très bien entretenu et des plongées organisées en léger décalage avec les autres clubs, ce qui fait que nous étions à chaque fois les premiers (et les seuls) sur les sites de plongée.

Organisation des plongées
Avant chaque plongée, un moniteur vient vous chercher à la pension ou au snack où vous avez décidé de déjeuner. On fait une plongée le matin, et une plongée en début d’après-midi, ce qui laisse le temps de se reposer, de préparer le matériel de photo ou de visiter la ferme perlière. On s’équipe au club, puis on grée les bouteilles qui nous attendent sur le zodiac. Une fois tout le monde prêt, il y a environ 5 minutes de navigation pour rejoindre le site de plongée sur la passe de Tiputa (pour la passe d’Avatoru, à 10 km de l’autre côté du motu, on rejoint le bateau en pick-up). Coût d’une plongée : 6000 CFP (50 €).

La passe de Tiputa
Sur les 7 plongées réalisées à Rangiroa, nous en avons fait 6 sur Tiputa, et 1 sur Avatoru. « L’Angle », « la grotte aux requins », « la Traversée » sont différents noms de sites sur Tiputa, selon qu’on se mette à l’eau d’un côté ou d’un autre et que l’on rentre dans le lagon ou pas.
L’Angle (35 mètres de profondeur en moyenne) : la plongée la plus « complète » : c’est sur ce site que nous avons assisté à une scène ahurissante de milliers de chinchards (ature en polynésien) chassés par des requins gris, des napoléons, des thons, des poissons job  (vivaneau job – aprion virescens). C’était hallucinant :

ature

 

C’est également sur ce site que l’on termine systématiquement dans un grand banc de poissons-pavillon réticulés (kuhlia sandvicensis) dont je vous ai déjà parlé :

poissons pavillon

Entre temps, on peut admirer des requins gris, des perches pagaie, des tortues,

tortue-rangi.jpg

des carangues échevelées…

carangue échevelée

… et parfois des dauphins ! Nous en avons croisé deux qui sont passés devant nous en jouant, c’était merveilleux.

dauphins

La grotte aux requins (40 mètres environ) porte bien son nom, nous y avons croisé un banc d’une cinquantaine de requins gris croisant dans le bleu, ainsi qu’une raie aigle et des bancs de poissons-perroquet.
La Traversée (45 mètres) : l’objectif était de trouver le grand banc de barracudas qui se promènent à la sortie de la passe. Objectif 100 {6d86bf56edf1ed6ed11cd89f41bbf54506c9d7f20a78a553eb300a2fdf0d9e9a} atteint, c’était fabuleux de voir le banc former un cercle et tournoyer dans le bleu.

barracudas

Les barracudas forment un cercle.

dans le banc de barracudasDans le banc de barracudas.

Puis, entraînés par le courant rentrant, nous sommes arrivés dans le lagon, pour croiser une petite raie manta qui nous attendait en surface… Entre temps, nous avons croisé des grands bancs de perches pagaie, de balistes noirs, de perches tricolores… La plongée se termine sur le site appelé l’Aquarium, sur le motu Nohi Nohi.

La passe d’Avatoru
La seconde passe de Rangiroa est réputée pour la présence de grands bancs de carangues gros yeux (que nous n’avons pas vu, par contre nous avons croisé de nombreuses carangues échevelées) et pour ses requins à pointe blanche du récif (silvertip shark ou plutôt carcharhinus albimarginatus), que les Polynésiens appellent plus couramment « tapete ». Nous en avons croisé deux, dont un particulièrement impressionnant, qui n’a pas hésité à s’approcher et à tourner autour de nous plusieurs fois :

requin tapete

Rangiroa pratique
Hébergement : nous avons logé 4 nuits à la pension Chez Cécile, qui donne sur le lagon juste à côté de la ferme perlière. La pension est tenu par des Polynésiens, Alban, Alexandra et Taurama sont très accueillants. Pour le premier soir, Alban nous avait réservé une table pour la dernière soirée d’un festival polynésien, et nous avons pu nous régaler de poisson cru en écoutant des chants traditionnels. La cuisine de la pension est délicieuse, essentiellement à base de poisson. Quant aux bungalows, les plus récents sont également les plus grands et les plus agréables (eau froide uniquement dans tous, wifi dans la salle commune et dans le bungalow le plus proche).
79 € par personne la nuit en demi-pension.


plan rangi

Pour déjeuner : nous avons testé le Kai Kai, sur la route principale à 100 mètres de l’aéroport et en face de l’atelier Corinne (qui vend des perles nues ou montées), très sympa, et la formule snack de la pension chez Joséphine, dont la terrasse donne directement sur la passe de Tiputa. En moyenne, il faut compter 20 € par personne pour le repas de midi (plat + dessert + 1 boisson).

Scènes de la vie sous-marine
Pendant une plongée, on a croisé des poissons qui semblaient s’embrasser, ou se battre… A vous de juger (photos issues d’une vidéo, d’où la moins bonne qualité) :

baiser1

baiser2

Plongées à Tikehau : parfait avant Rangiroa et Fakarava

Après Maupiti, nous avons repris l’avion pour rejoindre l’atoll de Tikehau dans les Tuamotu (en transitant par Papeete). Située à 300 km au nord-ouest de Tahiti et à une petite dizaine de kilomètres de Rangiroa, Tikehau, avec son lagon bleu presque circulaire et ses plages de sable rose, ressemble à une immense piscine naturelle. Pour vous donner une idée du paysage (plage de notre pension Tikehau Village) :

Plage Tikehau Village
Comme Maupiti, l’atoll de Tikehau est réputé pour sa station de nettoyage de raies manta à l’intérieur même du lagon, ainsi que pour la richesse de ses fonds (en son temps, le commandant Cousteau avait qualifié Tikehau comme étant le plus poissonneux des atolls polynésiens !).

Choisir le bon club de plongée…
Mais la première « surprise » à notre arrivée, c’est que nous n’avons pas été accueillis par le club de plongée avec lequel nous avions réservé : le Raie Manta Club nous avait bien confirmé cette réservation par mail, tout en sachant très bien que son annexe sur Tikehau ne fonctionnait plus depuis 6 mois (bateau hors service, club à l’abandon…). Heureusement que nous n’avions pas payé nos plongées d’avance… Suite à cette mésaventure et à une autre un peu différente à Tahiti (je vous en reparlerai), je ne saurais trop vous conseiller, même si vous réservez vos plongées depuis la métropole (notamment à Maupiti où le bateau ne peut prendre que 4 plongeurs), de ne pas payer avant d’être sur place.
Au final, nous avons été très contents de pouvoir plonger avec un autre club, qui s’est avéré être le club le plus récent de Tikehau, Tikehau Plongée. Françoise et Jaime sont aux petits soins pour leurs plongeurs, leur club était à 5 minutes de notre pension Tikehau Village et juste à côté du meilleur snack de l’île, le snack de la pension Hotu (leur chaud-froid de thon ou leur poisson à la vanille sont à tomber).

Organisation des plongées
Tous les matins, Françoise vient chercher les plongeurs dans leur pension en pick-up. 5 minutes après, on arrive au club dans une belle cocoteraie en bord de plage. Inutile de voyager avec votre matériel, dans la majorité des clubs de plongée de Polynésie la location est incluse, et le matériel de Tikehau Plongée est flambant neuf et très bien entretenu ! Une fois prêt, on embarque sur un bateau très bien organisé pour la plongée, avec un taud de protection, et on se dirige vers l’unique passe de l’atoll, la passe Tuheiava, pour les deux plongées successives du matin. Coût d’une plongée : 6000 CFP (50 €).

poissons récif corallien

Le Trou aux Requins
Pour notre première sortie, on a fait un détour par le fameux site de la ferme perlière dans le lagon, où nous étions censés croiser des raies manta. Dommage, rien à signaler ce matin-là. Nous avons donc pris la direction de la passe pour une très belle plongée réservée aux plongeurs expérimentés (nous sommes descendus à 56 mètres) : le Trou aux Requins (un banc de requins gris a élu domicile à plus de 70 mètres, et selon leur humeur on peut les voir ou pas – nous en avons aperçu deux en début de plongée). Le tombant démarre à 15 mètres de profondeur, et la descente dans le bleu est vertigineuse. A environ 56 mètres, on est accueilli par une anémone et son poisson clown, qui donnent également le signal de la remontée. Là, le tombant est littéralement tapissé par un immense banc de myripristis de Berndt (ou poisson soldat de Berndt), reconnaissables à leur première dorsale jaune, auxquels se mêlent lutjans et poissons-écureuil. Au retour, sur le platier, nous croisons notamment l’une des deux tortues résidentes des lieux, ainsi qu’un poisson-feuille.

trou aux requinsLes poissons-soldat du trou aux requins.

 

Tortue

 

Les autres plongées : Teonai et la passe de Tuheiava
Ce sont nos premières vraies plongées dans une passe des Tuamotu. Le spectacle est partout : dans le bleu, avec des requins gris qui passent régulièrement, des bancs de bécunes (même famille que les barracudas – photo ci-dessous), des thons, raies aigle…

Banc de bécunes

 

Sur le platier, on croise des napoléons, des balistes-titan en plein travail (photo ci-dessous), des mérous, des perroquets, des requins pointes blanches du lagon (Triaenodon obesus) en train de se reposer sous un rocher, de grands bancs de perches pagaie (lutjanus gibbus) et la foule traditionnelle des poissons coralliens multicolores (papillons, nasons, chirurgiens, cochers…).

Baliste titan

Requin corail

 

Dans les crevasses et autres anfractuosités, on cherche à démasquer murènes, gros poissons pierres (photo ci-dessous) et autres poissons-scorpions.

Poisson pierre

 

Ah oui, on a également fait la connaissance du poisson-savon ponctué (pogonoperca punctuata) :

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Tikehau pratique
Comme Maupiti, Tikehau est un peu à l’écart des circuits touristiques traditionnels, même si de plus en plus de plongeurs l’intègrent dans le triptyque incontournable des Tuamotu : Tikehau-Rangiroa-Fakarava. 
Hébergement : la pension Tikehau Village est la plus ancienne de l’atoll, tenue par Paea et Caro, des Polynésiens. 8 bungalows typiques sont installés le long de la plage de sable blanc, le confort est simple (il y a quand même de l’eau chaude dans la douche) mais le cadre fabuleux. Quant aux repas, ils sont réputés et l’on peut y dîner même si l’on dort dans une autre pension : nous y avons notamment mangé des bénitiers sauce curry (surprenant mais délicieux), un poulet sauce marengo ou encore des rougets grillés. Tarif : 91 euros par personne la nuit en demi-pension.

Coucher de soleil Tikehau