Nouvelle aventure : lancement du magazine Plongez !

Nouvelle aventure : lancement du magazine Plongez !

Cela fera bientôt dix ans que je tiens ce blog. Journaliste, j'ai découvert la plongée un peu par hasard en 1995. Je traversais alors une période un peu difficile et une amie plongeuse (Caroline, pour ne pas la nommer ;-)) m'avait proposé de venir passer mon baptême de plongée près de Nice : « tu verras, la plongée, c'est super pour oublier ses soucis et se changer les idées. » Elle avait bien raison ! Dans la foulée de ma première immersion dans la baie de Villefranche-sur-Mer (vers la grotte à corail), j'ai passé mon niveau 1 puis… je suis rentrée à Dijon où j'habitais à l'époque, n'imaginant même pas une seconde que je pouvais poursuivre mon apprentissage ailleurs qu'en milieu naturel.

Ce n'est qu'en 2001 que j'ai remis mes palmes à l'eau, cette fois-ci aux Saintes. Mais je n'étais alors « que » niveau 1, et je n'ai donc pas pu plonger sur le fameux Sec Pâté, cette montagne sous-marine dont le point culminant se situe à -15 mètres. En rentrant en métropole, je n'ai eu qu'un objectif : passer mon niveau 2 pour pouvoir, un jour, y retourner.

Depuis, le virus ne m'a plus quittée. Mer Rouge, Port Cros, Saint-Mandrier (où j'ai passé mes N2, N3 et N4, merci à Dominique et Pierre du CPSM), re-Mer Rouge, Bahamas, Croatie, Tunisie, Afrique du Sud

En 2006, j'ai souhaité réunir mes deux passions : la passion professionnelle pour le journalisme et celle, personnelle, pour la plongée sous-marine. Les blogs commençaient à fleurir sur la toile, j'ai donc choisi ce support m'offrant une totale liberté éditoriale pour rendre compte de mes voyages, partager mes passages de niveau, diffuser les informations liées au monde de la plongée qui pouvaient intéresser d'autres passionnés. Bref, d'une certaine façon mettre en ligne mon carnet de plongée pour donner envie à d'autres de découvrir la vie sous-marine ou de belles destinations.

Presque dix années plus tard, mon rêve de participer au lancement d'un magazine de plongée est en train de se concrétiser. Avec trois associés, nous avons décidé de lancer un nouveau magazine pour tous les amoureux de la mer et des océans. Plongez ! sortira dans les kiosques le 8 janvier 2016, à l'occasion du Salon de la plongée.

Dans ce nouveau magazine, je mettrai toute ma passion pour vous faire rêver, vous aider à préparer vos voyages ou vos niveaux de plongée, vous faire voyager et vous donner envie de respecter cet écosystème dont nous dépendons tous.

Vous qui me suivez sur mon blog, j'espère que vous ferez partie des premiers lecteurs ! N'hésitez pas à soutenir le magazine sur notre page Ulule, vous y trouverez une présentation complète du projet ainsi que les soutiens de grands noms de la plongée, dont les dessinateurs Franck Girelli et Dominique Serafini dont les dessins illustrent cet article.

Dessin réalisé par Franck Girelli pour le magazine Plongez !

Dessin réalisé par Franck Girelli pour le magazine Plongez !

Plongées épaves aux Philippines : les géants d’acier de la baie de Coron

A l’issue de mon premier voyage de plongée aux Philippines il y a 10 ans (un safari « Visayas » qui m’avait un peu déçue par le manque de vie sous-marine malgré de très beaux récifs coralliens), je m’étais promis, si je revenais un jour dans ce pays, de mettre cap à l’ouest pour découvrir deux sites en particulier : tout d’abord les épaves de navires japonais au large de l’île de Busuanga, ensuite, plus au sud, la réserve de Tubbataha inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. C’est chose faite, et je ne regrette vraiment pas d’être revenue aux Philippines ! Ce premier article est consacré à la première semaine de ce voyage : séjour sur l’île de Sangat et plongées sur les épaves japonaises coulées par l’aviation américaine en 1944.

Sangat Island Dive Resort

Sangat Island Dive Resort

De France au Sangat Island Dive Resort : un long voyage… vite oublié !

Ma première semaine de plongée aux Philippines confirme que les eaux de la mer de Chine recèlent de merveilleuses surprises sous-marines… et terrestres ! Certes, le voyage est long (vol international Paris-Dubaï-Manille avec Emirates – il existe aussi des vols directs -, puis une nuit à Manille avant de reprendre l’avion pour Busuanga, de faire 1 heure de minibus sur les routes locales jusqu’au port de Coron puis de prendre un bangka – bateau traditionnel philippin- pour rejoindre l’île de Sangat sur laquelle se trouve l’hôtel), mais il vaut vraiment le coup, que ce soit pour le séjour au Sangat Island Dive Resort, les plongées sur des épaves coulées il y a plus de 70 ans mais également dans un lac d’eau chaude (Barracuda Lake) ou sur des récifs colorés et habités par des milliers de poissons. Précision : le Sangat Island Dive Resort est idéalement placé pour plonger sur les principales épaves (entre 5 min et 40 min max de navigation), alors que les hôtels de Coron sont situés à 1h30 minimum de navigation.
Budget vols : à partir de 780 € A/R pour le vol international Bordeaux-Manille (avec Air France / KLM), à partir de 86 € A/R pour le vol domestique Manille – Busuanga sur Cebu Pacific Air (en ATR 72).

La plage du Sangat Island Dive Resort

La plage du Sangat Island Dive Resort

Le Sangat Island Dive Resort : simple, mais plein de charme

Installé sur une très belle plage de sable blanc avec des palmiers, le Sangat Island Dive Resort est l’unique hôtel de cette île sauvage habitée par des oiseaux et des singes essentiellement. Son propriétaire, un Anglais, y a fait construire une quinzaine de bungalows typiques (en bois, sur pilotis) qui se répartissent le long de la plage dans le jardin arboré, et le vent passant dans les fenêtres sert de climatisation naturelle. Un bâtiment central accueille le restaurant (les repas, variés et goûteux, sont servis sous forme de buffet – l’eau chaude pour le thé et le café sont à volonté toute la journée), le bar et un salon avec un billard. Il suffit de faire quelques pas pour rejoindre le club de plongée, bien équipé (plongées à l’air mais également au nitrox – 400 php, soit 8 € supplémentaire par plongée – et pour ceux qui préfèrent voyager léger, il dispose de 15 équipements complets de plongée à louer).
Budget hébergement : à partir de 104 $/nuit/personne en pension complète (et transferts depuis l’aéroport de Busuanga). Plongée : 1900 php la plongée à l’unité (soit 40 euros).

Le départ en bateau depuis la plage du Sangat Island Dive Resort.

Le départ en bateau depuis la plage du Sangat Island Dive Resort.

Les épaves japonaises de la baie de Coron

C’est le 24 septembre 1944 qu’une centaine de chasseurs-bombardiers américains, profitant de l’aube et du fait que les navires visés – pour la plupart des bâtiments en charge de l’approvisionnement et du transport de matériel – ne sont pas défendus et qu’ils sont au mouillage, attaquent la flotte japonaise abritée dans la baie de Coron. En très peu de temps, la quasi-totalité des bateaux présents sont envoyés par le fond. Heureusement pour nous les plongeurs, le fond dans cette baie est facilement accessible en plongée à l’air, ainsi qu’au Nitrox pour la majorité des épaves (de 15 à 45 mètres de profondeur en moyenne).
Plus de 70 ans après ce raid éclair, les épaves sont particulièrement bien conservées (on peut pénétrer dans la majorité), et bien colonisées par les poissons et les coraux. Et surtout, elles sont exceptionnelles par leur taille, souvent plus de 150 mètres de long pour 15 mètres de large : dans l’idéal, on pourrait faire un minimum de 2 plongées par épave pour en faire le tour.

La carte des épaves de Busuanga aux Philippines.

La carte des épaves de Busuanga aux Philippines.

Les plongées sur les épaves de Busuanga

C’est la veille au soir que l’un des trois divemasters du centre de plongée vous informe des sites de plongées programmés pour le lendemain (il y a 3 sorties chaque jour : une sur épave à 9 heures après le petit déjeuner servi à 7h30, la seconde sur un récif à 11 heures et la troisième sur épave à 14 heures après le lunch de 13 heures – des plongées de nuit sont également possibles, mais je n’en ai pas fait). Le guide se préoccupe également des plongeurs photographes en leur décrivant les sites, ce qui permet de choisir entre un objectif macro ou grand angle : la vie est si riche sur chaque épave qu’il est possible de choisir les 2 modes selon l’humeur du jour ou la configuration de l’épave. Seule inconnue : la visibilité, souvent moyenne, mais qui peut changer d’un jour sur l’autre (c’est le seul bémol de ces plongées, on n’est pas en Mer Rouge). Juste avant la plongée, le guide utilise un plan de l’épave pour son breafing : on peut ainsi voir sa situation sur le fond (droite ou couchée sur l’un des bords) avant de se met à l’eau avec une bascule arrière et de descendre grâce à l’un des bouts reliés à l’épave.

– L’Olympia Maru (maru = cargo) – 30 mètres de profondeur : il ne faut que 5 minutes en speed-boat pour rejoindre l’épave la plus proche du Sangat Island Dive Resort, un cargo de 120 mètres de long qui repose droit au fond. Une vie très riche s’est installée sur cette épave comme sur toutes celles de Coron : bancs de fusiliers, de carangues, de platax à longues nageoires…
– Le Morazan – 24 m : ce cargo de 140 mètres de long échoué sur le côté tribord. Le dessus de l’épave est recouvert de coraux durs et fréquenté par de nombreuses rascasses volantes.
– L’Irako – 38 m : cet immense navire-frigo (il fait quasiment 200 mètres de long) abrite notamment des poissons fantôme (ghost pipefishes).
– Le Kogyo Maru – 30 m : certainement l’épave la plus colorée, que ce soit avec les multiples coraux qui l’habillent ou avec les bancs de milliers de poissons. Avec ses 180 mètres de long, il occupe largement une plongée : à l’intérieur, on peut encore voir des matériaux de construction, une bétonnière et même un bulldozer !
– L’Okikawa Maru – 24 m : sur ce pétrolier de 180 mètres de long entièrement recouvert de magnifiques coraux, il est possible d’observer de nombreux nudibranches, ainsi que les traditionnelles rascasse volantes (lionfish) et autres platax.
– l’Akitsushima : c’est le seul navire de guerre parmi les épaves de Coron accessible en plongée. L’originalité est qu’il s’agit d’un porte-hydravion (140 mètres de long, échoué sur son côté tribord), il n’y a donc pas de piste comme pour un porte-avion, mais d’immenses grues qui soulevaient les hydravions et les déposaient sur l’eau pour qu’ils s’envolent. Ces grues sont toujours visibles, sauf qu’au lieu de porter des hydravions, elles supportent d’immenses gorgones et abritent de nombreux poissons, comme des platax. Il faut à tout prix pénétrer à l’intérieur des cales, immenses et remplies de milliers de glassfish. Le dessus de la coque est le royaume des poissons rasoir (aeoliscus strigatus) et des carangues.

La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.
La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.

La richesse des fonds sous-marins de Busuanga. Photos Alain Souan.

Plongée sur le récif de Lusong

Certes, Lusong Reef (17 m) est bien un récif, mais il y a également une épave très colorée car peu profonde (le Lusong Gunboat est échoué à 12 mètres de profondeur max, le haut de l’épave est visible à la surface par marée basse). C’est le royaume du petit : multiples poissons clown, syngnathe, poisson crocodile, ainsi que des poissons que je n’avais jamais vu auparavant : des diagramme arlequin juvéniles (qui arborent une livrée de camouflage et un comportement totalement différent de celui des adultes) et un jawfish juvénile. Quant aux nudibranches, on a fini par ne plus les compter.

 

Une très grande variété de nudibranches. Photos Alain Souan

Une très grande variété de nudibranches. Photos Alain Souan

Plongée dans Barracuda Lake

Impossible de venir à Busuanga sans mettre les palmes dans l’un des lacs d’eau chaude situés sur l’île de Coron Island (40 minutes de bateau depuis l’hôtel). Après avoir rêvé devant le reportage de Francis Le Guen tourné en 2005 pour l’émission Carnets de plongée, c’est un moment plein d’émotions qui précède l’arrivée au lac : des escaliers en bois ont été installés depuis le tournage pour faciliter la montée depuis la mer (une vingtaine de mètres) puis la redescente vers le lac Barracuda au milieu de roches coupantes, le tout chargé de son matériel de plongée (on imagine la difficulté il y a une dizaine d’année avant l’installation de cet escalier).
La plongée est vraiment spéciale : dans une eau transparente (sauf lorsqu’on passe de l’eau douce à l’eau salée), on descend progressivement pour arriver dans une eau à 38°C !!! Hors de question d’enfiler une combinaison de plongée ! Le paysage est extra-ordinaire, avec des tombants vertigineux et une vie intense que l’on ne soupçonne pas de prime abord. Il y a notamment de nombreuses crevettes, et j’ai eu droit à une manucure sous-marine (il suffit de tendre la main pour qu’une crevette vienne vous grignoter le bout des ongles).

Plongée dans le Barracuda Lake sur l'île de Coron. Photos sous-marines Alain Souan.
Plongée dans le Barracuda Lake sur l'île de Coron. Photos sous-marines Alain Souan.
Plongée dans le Barracuda Lake sur l'île de Coron. Photos sous-marines Alain Souan.
Plongée dans le Barracuda Lake sur l'île de Coron. Photos sous-marines Alain Souan.

Plongée dans le Barracuda Lake sur l'île de Coron. Photos sous-marines Alain Souan.

Suite du voyage aux Philippines dans un prochain article : plongées dans la réserve marine de Tubbataha, inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco.

nnn

Plongée avec les requins plat-nez de False Bay en Afrique du Sud

Décidément, l'Afrique du Sud est LE pays pour plonger avec des requins de toutes sortes. Après un premier safari en 2005, puis un séjour spécial sardine run en 2013, j'ai découvert cette année un site très peu connu des plongeurs français et pourtant facilement accessible car situé à seulement 40 km de Cape Town, à l’extrême sud-ouest de l’Afrique du Sud : False Bay.

Avec des eaux relativement plus chaudes que celles du littoral atlantique, cette immense baie cernée à l'Ouest par le Cap de Bonne-Espérance et à l'Est par la Kogelberg Nature Reserve est réputée pour être fréquentée par de nombreuses espèces différentes de requins :

le grand requin blanc est présent car il dispose d'un garde-manger de choix avec une importante colonie d'otaries à fourrure du Cap présente sur Seal Island, petite île située à 8 miles du port de Simon's Town.

Un grand requin blanc au large de Seal Island en Afrique du Sud. Photo SLS.

Un grand requin blanc au large de Seal Island en Afrique du Sud. Photo SLS.

Plongée avec le requin plat-nez

A l'intérieur de la baie, le requin plat-nez (Notorynchus cepedianus), un requin primitif qui se caractérise par 7 paires de fentes branchiales (alors que les plupart des espèces de requins n'en ont que 5), apprécie particulièrement les forêts de kelp et les fonds sablonneux de False Bay – qui, soit dit en passant, est l'un des seuls endroits au monde où l'on peut rencontrer facilement cette espèce rare et primitive de requin (les 2 autres étant l'Australie et la Californie). Jusqu'à 70 requins ont pu être observés pendant ces plongées dans la forêt de kelp par 10 mètres de profondeur. Pour ma part, je n'en ai vue « qu'une dizaine », mais cela a largement suffit pour mon adrénaline 🙂 Ces requins sont plutôt curieux et n'hésitent pas à venir au contact des plongeurs, il faut donc rester calme et surtout ne pas essayer de les toucher volontairement. Le cadre de la plongée est superbe (il faut quand même préciser que l'on plonge dans de l'eau plutôt fraîche – 16 à 17° en août, combi 7mm ou semi-étanche avec cagoule obligatoire), c'était ma première plongée dans une forêt de kelp et ces algues géantes sont vraiment magnifiques avec les rayons du soleil (bon, si le ressac est important on peut avoir une sensation de mal de mer, mais il suffit de se concentrer sur les requins et moins sur les algues pour aller mieux).

Au cours de cette longue plongée (plus d'une heure vue la profondeur), j'ai également croisé plusieurs espèces de requins que je n'avais jamais vues auparavant : le virli dentu (Triakis Megalopterus), la roussette panthère (Poroderma pantherium), la roussette viperine (Haploblepharus edwardsii), la roussette sombre (Haploblepharus pictus) et la roussette rubanée (Poroderma africanum).

J'ai réalisé cette plongée avec le club Shark Explorers au départ de Simon's Town, et le forfait comprend une seconde immersion qui s’effectue à 5 minutes de cette première plongée avec les requins plat-nez, à côté d’un rocher sur lequel est installée une colonie d’otaries du Cap. On se met à l'eau juste à côté du rocher et on attend que les otaries viennent jouer devant nous dans 5 mètres d'eau. C'est très sympa, et le cadre est également remarquable avec une explosion de couleurs qui caractérisent les fonds froids.

Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.
Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.

Plongée avec les requins plat-nez (Sevengill sharks) et les otaries de False Bay. Photos A. Souan.

– au large de False Bay, il est également possible de plonger avec des requins mako et des requins peau bleue, mais la saison pour cela va d'octobre à juin (l'hiver austral n'est pas propice à la navigation en haute mer). Il faudra donc que je revienne !

Si cet article vous a donné envie de venir plonger en Afrique du Sud et plus particulièrement près de Cape Town, contactez de ma part SATravellers, une super agence réceptive francophone basée au Cap et pour laquelle j'ai travaillé 3 mois, notamment pour développer des voyages de plongée sur-mesure et en self-drive en Afrique du Sud et au Mozambique.

17è salon de la plongée : place à l’aventure !

Affiche du salon de la plongée.

Avis aux assoiffés d’aventures, aux curieux de nature : du 9 au 12 janvier 2015, le salon de la plongée sous-marine est dédié aux explorations. Au programme, des scientifiques en quête de révélations, des baroudeurs avides de percer les secrets des épaves, des aventuriers aimantés par l’inconnu, à l’image d’Alban Michon, spécialiste de l’exploration sous-glace et parrain de cette nouvelle édition. J'ai fait ma première plongée sous glace avec lui à Tignes.

Dès que j'ai des précisions sur le programme et les animations, je vous tiens au courant. D'ores et déjà, le concours photo du 17ème Salon International de la Plongée Sous-Marine est ouvert, qui a également pour thème l’exploration. Le 1er lot est exceptionnel, puisqu’il permettra au gagnant de partir en safari plongée dans les profondeurs du lac Baïkal en Sibérie avec Alban Michon himself ! Alors à vos appareils photo ou à vos photothèques !

Dates et horaires : vendredi 9 janvier de 10 h à 21 h, samedi 10 janvier de 10 h à 19 h, dimanche 11 janvier de 10 h à 19 h, lundi 12 janvier de 10 h à 15 h (journée professionnelle/VIP sur invitation).

Billet valable 1 jour = 12 €
Passeport pour 2 jours = 21 €
Passeport pour les 3 jours = 27 €

Un guide interactif surprenant consacré à la Méditerranée

Capture-d-ecran-2013-08-01-a-17.50.31.pngDes poissons en 3D dans votre salon ? C’est possible grâce au premier guide interactif d’identification et d’observation dédié aux principales espèces sous-marines de Méditerranée. Mon ami Nicolas Barraqué, éditeur (Turtle Prod) de ce livre pas comme les autres m’en avait parlé, mais j’ai halluciné quand j’ai approché mon téléphone du livre et vu apparaître, sur l’écran, un chapon, une girelle paon et un corb en réalité augmentée !

Mode d’emploi pour profiter de cet ouvrage évolutif
Pour observer ce fabuleux résultat, il vous faut tout d’abord acheter le livre intitulé « Faune et flore sous-marines de la Méditerranée », (liste du réseau distribuant les éditions Turtle Prod ici). Ensuite, avec votre smartphone ou votre tablette, téléchargez avec un lecteur de QR Code
(sorte de code-barre en 2 dimension, QR étant l’abréviation de Quick Response) l’application dédiée (iOS et Android) qui s’intitule « Découvrir Autrement – Méditerranée ». C’est grâce à cette application que vous pouvez profiter de tous les éléments virtuels liés au livre. Par exemple, vous voulez en savoir plus sur la mer Méditerranée ? Page 13 du livre, passez votre téléphone sur le QR Code et vous arrivez sur une page web multimédia (il faut être connecté à Internet) avec des chiffres, des liens et une vidéo de quelques minutes.

Une aide complète concernant le fonctionnement de cet ouvrage évolutif est disponible sur le site Découvrir autrement.

Un projet innovant et pédagogique
Ce guide d’identification et d’observation fait partie d’une génération d’ouvrages évolutifs, dont la version papier est complétée par une version multimédia. Quant à la 3D, ou plus précisément la « réalité augmentée », elle permet de manipuler des poissons en 3D, de les faire vivre et de les observer comme jamais cela a été possible hors de l’eau.
Des liens vous offrent également la possibilité de participer à de projets de sciences participatives et d’observatoires citoyens, vous impliquant ainsi en faveur de la préservation de la biodiversité marine. Une expérience unique en son genre pour « découvrir autrement » la vie sous-marine de Méditerranée et devenir un acteur plus attentif, plus averti et plus engagé !

Les auteurs
Ils sont cinq, cinq passionnés de la mer et de la plongée sous-marine, à s’être mobilisés sur ce livre à la fois pratique (par son format facile à emporter) et beau (les photos permettent d’identifier très rapidement chaque espèce) : Sandrine Agnelli, Morgane Constantin, Nicolas Barraqué, Philippe Carrez et Yann Valton.
A noter : le guide « Faune et flore sous-marines de la Méditerranée » est préfacé par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, dont la fondation est dédiée à la protection de l’environnement et au développement durable.

Laurent Ballesta parrain du salon de la plongée 2014

Affiche-Salon-Plongee-2014.jpg« Save the date ! » La 16ème édition du Salon international de la plongée sous-marine se tiendra du 10 au 12 janvier 2014 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. « La plongée, une histoire de famille », tel est le thème retenu cette année, avec notamment le traditionnel concours photo qui illustrera la plongée en famille…

Un parrain hors du commun…
A l’issue d’une année 2013 riche en aventures, le biologiste et photographe Laurent Ballesta sera l’invité d’honneur du salon dont il fréquente chaque année les allées (je me rappelle encore de la très belle exposition de ses images prises dans le port de Marseille lors de la dernière édition du salon).

Photographe sous-marin de renommée internationale, biologiste reconnu et plongeur de l’extrême, Laurent Ballesta reviendra sur le projet Gombessa, une expédition de 40 jours en Afrique du Sud à la rencontre d’un animal mythique : le cœlacanthe (ou gombessa en zoulou) . Ce géant paisible de 2 mètres de long que l’on croyait disparu depuis 70 millions d’années est considéré comme la plus grande découverte zoologique du XXe siècle (il a été redécouvert vivant en 1938).

Une exposition de photos inédites seront présentées pendant le Salon. Auparavant, un film documentaire sera diffusé fin 2013 sur Arte. D’ici là, revivez l’expédition Gombessa sur le blog que Laurent Ballesta a entretenu jour après jour du 7 avril au 13 mai 2013.

Le Salon en pratique
Les dates
: Du vendredi 10 au dimanche 12 janvier 2014

Les heures
:

Ouverture : tous les jours à 10h00
Fermeture : Le vendredi 10 janvier à 22h00, les samedi 11 & dimanche 12 janvier à 19h00
Le lieu
: Pavillon 6 – Parc des Expositions-Paris- Porte de Versailles

Les tarifs
: Billet valable 1 jour = 12 €

Passeport pour 2 jours = 21 €
Passeport pour les 3 jours = 27 €

Mexique : plongées colorées à Playa del Carmen

Huit ans après un premier séjour au Yucatan en 2005, j’ai redécouvert avec joie le charme et la variété des plongées accessibles depuis Playa del Carmen, à une heure de route au sud de Cancun. Toujours en groupe, nous sommes partis cette fois-ci avec Aquarev, qui nous a proposé le traditionnel package « vols + transferts + hôtel all inclusive + 10 plongées (dont 2 en cenotes et 2 à Cozumel) ». Le tout pour 1500 € (soit 300 € de plus par personne qu’il y a 8 ans…).

Je vais commencer par vous présenter les sites de Playa del Carmen, puis je ferai d’autres articles pour les cenotes et Cozumel, car ces plongées sont vraiment différentes dans le style, que ce soit pour les paysages sous-marins ou pour la faune rencontrée. Toutes les photos (superbes !) sont d’Alain Souan (je me suis chargée de la vidéo).
Ambiance-site-Barracudas.jpg

Les sites de plongée de Playa del Carmen
Les départs en bateau se font depuis la plage, tout équipé (difficile d’emporter des affaires sèches sur le bateau, à moins d’avoir un sac étanche). C’est parfois un peu sportif de monter à bord du bateau selon les vagues…
– Tortuga (20 m) : le site incontournable pour croiser des… tortues ! J’avoue avoir été un peu déçue par rapport à 2005, car les tortues étaient bien moins présentes cette année et surtout je n’ai pas aperçu l’ombre d’un tarpon (même si certaines palanquées en ont vu). Mais rassurez-vous, les tortues se laissent toujours aussi facilement approcher :
Tortue.jpg


– Barracuda (14 m) : très belle plongée qui se caractérise par une cassure du plateau récifal avec des surplombs et des failles qui servent d’abris à une faune très dense : murènes (vertes, tachetées), poissons-ange, rascasses volantes, poissons scorpion, bancs de gorettes,… Nous y avons également croisé une cigale de mer ainsi qu’un énorme crabe dans une petite grotte.
Ambiance-Baracudas.jpg
Poisson-ange-francais.jpg


Poisson-ange-gris.jpg
Poisson-scorpion.jpg
– Mama Vina : coulé en 1995 pour créer un récif artificiel, ce bateau de pêche gise à 28 mètres sur un fond sableux. Il y avait beaucoup de courant et un peu trop de plongeurs sur l’épave le jour où nous l’avons faite, du coup je n’en garde pas un souvenir fabuleux à part une rencontre furtive avec un barracuda, un tête-à-tête avec une raie pastenague sur le fond et le balet des poissons hachette à l’intérieur.
Epave-Playa.jpg
Rascasse volante

– Sabalos (15 mètres) : récif dans le même style que Barracuda, alternant petits murs de corail, bancs de sable et cavernes. Je me rappelle surtout de nombreuses demoiselles nettoyant et défendant leur nid avec beaucoup de conviction (photo ci-dessous), ainsi que d’une énorme murène verte, des crabes et quelques raies.
Poisson-demoiselle.jpg

Crabe.jpg

– Jardines (11 mètres) : même ambiance que Sabalos. On y a croisé différentes raies (raies pastenagues américaines et jamaïcaines notamment) :

Raie-pastenague-jaune.jpg
Raie.jpg

Le club de plongée : The Reef Marina Dive Center
Dirigé de main de maîtres par Stéphan et Bruno, le club a répondu à toutes nos attentes : très bon accueil, très bonne qualité du matériel loué, organisation parfaite (chaque plongeur se voit attribuer une caisse pour la semaine dans laquelle il retrouve chaque jour son matériel rincé par l’équipe du club), très bonne connaissance de chaque site par chacun des guides (au Mexique la loi oblige d’être accompagné par un guide de plongée, même si on est autonome pour la CMAS), sécurité au top…
A noter : fin mai, l’eau est à 28-29°C, une combi de 3 mm est suffisante (le club a prêté à tous ceux qui le souhaitaient un shorty pour les plongées en cenotes (25°C).

L’hôtel : the Reef Playacar Resort
Cet hôtel de 200 chambres réparties dans 18 bâtiments disséminés dans un jardin tropical présente deux points forts : il est situé en bord de plage à tout juste 1/4 d’heure de marche du centre de Playa del Carmen, et surtout le club de plongée est installé dans l’hôtel, ce qui fait qu’on ne perd pas de temps en transfert avant et après les plongées. Les chambres, très propres, sont typiques des hôtels fréquentés par les Américains : très grand lit (confortable), climatisation, TV (j’avoue qu’on ne l’a pas allumée une seule fois), salle de bain avec grande baignoire. Pas de charme particulier, mais ce n’est pas là qu’on passe l’essentiel de son temps.

Principal point faible de l’hôtel (pour des Français gourmets) : la nourriture servie au restaurant. Certes la quantité y est (c’est une formule buffet, avec service des boissons à table), mais quand à la qualité et au goût, j’avoue que j’ai très rapidement tourné autour de quelques valeurs sûres. Que ceux pour qui la notion de « tourisme responsable » est importante passent leur chemin, j’avoue que j’ai été choquée par le gaspillage d’eau et de nourriture.

« Requins », une exposition à découvrir au musée océanographique de Monaco

VISUEL-REQUINS-EXPO-SENSATION.jpgC’est à partir de samedi 8 juin, Journée mondiale des océans, que le Musée océanographique de Monaco lance son exposition sensorielle à la rencontre des requins. A travers une nouvelle expérience de visite, le public est invité à vivre une véritable aventure pour dépasser ses préjugés et découvrir la vraie nature de ces seigneurs des mers.
 
Dans notre imaginaire, le requin se limite souvent à une succession d’images effrayantes, lourd héritage des films à suspens hollywoodiens. En proposant une exposition sur ce thème, le Musée océanographique souhaite balayer cette vision caricaturale pour rétablir une vérité trop souvent passée sous silence : chaque année, plus de 100 millions de requins sont tués par l’homme. Ces grands prédateurs, aujourd’hui menacés, sont pourtant essentiels à la santé des écosystèmes. Qu’adviendrait-il s’ils disparaissaient ?
 
Pour sensibiliser le public, le Musée océanographique a choisi de faire appel aux émotions :
La découverte de plusieurs espèces de requins présentes dans un aquarium géant de 450 000 litres d’eau, le Lagon aux requins : requin nourrice, requins à pointes noires, requins gris de récif…
Le jeu avec la possibilité de donner vie à des représentations de requins grâce à une gigantesque fresque digitale et un tapis interactif ;
La rencontre avec la possibilité de glisser une main dans l’eau du « bassin caresse » pour toucher le dos ou le flanc d’un requin pyjama, d’un requin léopard rayé ou d’une émissole tachetée.

Informations pratiques
L’exposition « REQUINS » est visible à partir du 8 juin 2013 et pour une durée de 2 ans :
Musée océanographique de Monaco
Avenue Saint-Martin – MC 98000 Monaco – Parking des pêcheurs
Tél. : +377 93 15 36 00 – www.oceano.org

Horaires d’ouverture
Janvier à mars : 10h00 à 18h00
Avril à juin : 10h00 à 19h00
Juillet et août : 10h00 à 20h30
Septembre : 10h00 à 19h00
Octobre à décembre : 10h00 à 18h00

Tarifs
Adultes : 14,00 €
Enfants de 4 à 12 ans : 7,00 €